Ce métier dont j’ai rêvé

Ce métier dont j’ai rêvé

Résumé des épisodes précédents : pétage de plomb pro, démission, bilan de compétences, que veux-je faire de ma vie ? Bonjour à tous, la néo-chômeuse que je suis vous salue. Hé oui, ça y est, jeudi, j’ai rendu mon ordi (mais pas la prise secteur parce que je suis étourdie) et me voici libérée délivrée. Enfin, à peu près, je vais avoir deux ou trois noeuds à défaire suite à cette expérience pro mais aujourd’hui, on ne va pas parler de mes traumas. Non. Aujourd’hui, on va parler d’un truc fantastique qui m’arrive à savoir : chercher mon nouveau métier. C’est exaltant comme jamais. Et ce qui est drôle c’est que mon métier de rêve, je l’ai vu en rêve il y a quelques années. Oui, il y a ce métier qui n’existe pas vraiment et qui est mon but absolu. Je vais modérer ça dans la vraie vie mais ça m’a fait sourire quand j’ai eu la révélation. En fait, les réponses, elles sont en nous. Toujours.

Mon métier de rêve
(c) Firmbee

J’ai tant couru après la révélation

J’ai toujours rêvé d’épiphanie. Depuis quasiment 10 ans, en fait. J’ai couru après pas mal d’expériences vaguement mystiques en espérant tout à coup que j’aurai la révélation. Yoga, caisson de flottaison, sophrologie… Je courais aussi après cet état d’entre-deux qui, je l’espérais, allait m’amener la lumière. Je voulais que ma vocation, la vraie, apparaisse soudain comme une vérité absolue, incontournable, évidente. Mais oui, évidemment ! J’avais eu une première épiphanie en sophrologie. Si l’échec était impossible, je serais… écrivaine, évidemment. Aujourd’hui, je nuance un poil. Si l’échec n’était pas permis, je serais slasheuse ! J’aurais ma petite chaîne Youtube ou Twitch, un podcast et mes blogs pour créer du contenu à balle, ma petite boutique de Powerpoint art et autres fantaisies. Et mes romans. Je créérais toute la journée. Bonheur et joie dans mon coeur. D’ailleurs, mon bilan de compétences a beaucoup fait sortir cet aspect créatif, plus que je ne l’aurais cru. Mais si tout ça est fort joli, soyons objectifs : il y a 99,7% de chances que ça ne me permette pas de vivre. Et mon projet, c’est pas de me faire entretenir par mon mec.

Mon insconscient me raconte des histoires

Parfois, je rêve. Je ne parle pas de rêvasserie. Non, ça, c’est pas parfois, c’est très souvent. Non, quand je dors, mon cerveau vient me raconter des histoires. Parfois des trucs super qui vont me servir de base pour des romans. Carrément, oui. Parfois des trucs un peu nuls. Genre j’ai rêvé que je demandais à mon mec quoi acheter pour mon Lilo ou que je faisais poser ma Playmo dans une maquette existant dans « L’impasse Amélie Poulain » à Montmartre. Et je rêve de ça alors que j’ai pas vu Amélie Poulain depuis bien 15 ans. Je ne sais pas trop ce que me veut mon subconscient… Ca m’a néanmoins donné envie d’essayer de faire cette maquette à base de carton-pâte. J’ai trop d’idées fofolles comme ça. Bref, je voulais vous parler de mes rêves. Il y a un scénario qui revient souvent : les études et les examens. Généralement en période de stress. Cauchemar type 1 : je dois passer le bac et je ne suis pas prête. 9 fois sur 10, je dois passer l’épreuve d’allemand le lendemain et j’ai totalement oublié cette langue. Parfois, c’est le bac français et je n’ai pas lu les livres. Bref, les 3/4 du rêve, je cherche une solution pour sauver les meubles et à la fin, en général, je renonce car je réalise que j’ai déjà mon bac… Ca fait juste 24 ans, effectivement… Ces rêves, je les ai toujours un peu mal vécu, je n’aime pas cette attitude défaitiste de « oh, laisse tomber, n’insiste pas ». J’ai du mal avec le renoncement, je me sens toujours lâche dans ces moments-là. Alors que pardon mais personne ne peut apprendre l’allemand en une nuit.

Que vais-je faire de ma vie ?

Et puis y a la variante universitaire. Je termine un cursus et là, panique. On fait quoi après ? C’est un sujet qui m’angoisse tellement que j’avais mal vécu le passage dans Une amie prodigieuse, quand Elena finit ses études et qu’elle ne sait pas trop quoi faire de sa vie. C’est assez absurde puisque dans ma vie éveillée, pour mes études, je savais que je voulais être journaliste donc il n’y a jamais eu ce « et maintenant, que vais-je faire ?« . Mais dans mes rêves, si. Sans doute parce que, justement, je n’ai pas fait ce que j’avais prévu. Mon métier de rêve, c’était journaliste et là, je suis créatrice de pollution digitale. Yay. Et puis une nuit, le scénario a changé. Je finissais un cursus et je devais trouver la suite logique, je stressais un peu et soudain, la lumière : je vais faire data journaliste ! J’aime la data, j’aime le journalisme, c’est parfait. Je me réveille et je me dis « ah mais ouais, j’aurais trop dû faire ça ». Oui, j’aurais dû mais la vie a fait que…

Mon métier de rêve

Explorer l’univers des possibles

Sauf que la vie vient de rebattre les cartes. Enfin, j’ai rebattu les cartes. Pour une fois que je ne subis pas ma carrière, soulignons-le. J’entame mon bilan de compétences l’esprit le plus ouvert possible, je ne me pose aucune barrière. J’étais prête à épouser toutes les voies réalistes qui m’étaient proposées. Réalistes dans le sens « ouais, neurologue, c’est sympa mais je vais pas me taper 10 ans d’études, là ». Ou « tatoueuse, c’est rigolo mais vu mes capacités en dessin, je pense que je vais surtout me taper quelques procès ». J’en parle pas mal avec mon mec, aussi, histoire de débroussailler à chaud. Et la data revient. Tout le temps. Un jour que nous nous promenons sur notre sentier favori, la vérité est là, éclatante : mon métier de rêve, c’est data journaliste. Tellement de rêve que j’en ai littéralement rêvé. La réponse était en moi depuis le début. Ma psyché m’avait déjà donné la réponse. Fifou !

Puis recentrer sur le réalisme

Alors évidemment, faut un peu recentrer tout ça. Je vis à Bordeaux et niveau média, c’est assez limité. A part Sud-Ouest et les antennes locales des France 3 ou France Bleu, bon… Y a bien les canards de mairie qui pourraient être fort intéressants sur le principe mais je ne pense pas qu’ils commandent de la data viz tous les deux matins. Ah oui parce que pour moi, ce que j’appelle data journalisme, c’est vraiment analyse et restitution de la donnée donc une grosse partie infographie. Donc j’ai ce métier de rêve, là. Littéralement, mon métier de rêve, c’est Data gueule. Ca fait des années que je suis obsédée par cette émission, que je rêvais de savoir en faire autant. Sauf qu’en décidant de quitter Paris, j’ai certes gagné en confort de vie mais je me suis fermé des portes. Pas mal de portes. Le télétravail généralisé, c’est pas pour demain. Alors je mouline, je réfléchis. Je fais actuellement mon enquête métier pour valider (ou non) mes pistes et j’ai une solution de secours : les études de marché. Marketing, oui. J’ai 15 ans de marketing derrière moi, j’aime les reportings, j’ai adoré le social listening quand je faisais des écoutes secteur. Le chemin n’est pas 100% défini mais ça commence à prendre forme… Il y a mon métier de rêve et la réalité mais tout ça n’est pas si antinomique.

Je vais me mettre sur les bons rails

Je veux être maline et pragmatique. Alors si je valide cette voie-là (99% de chance quand même), on va bosser sur deux volets. Une certification data management comme ça je m’applique à découvrir les outils. Au pire du pire, si je pars pas dans les études, y a de la demande sur la data, y a moyen de trouver un compromis. Y a même une boîte intéressante qui fait de la data sur Bordeaux… Bon, pas de chance, c’est une filiale de la boîte que je viens de quitter mais je vais tenter quand même. Croyez-moi ! Et en parallèle, je vais jouer avec la data viz. J’ai repéré quelques cours sur Domestika, j’ai quelques bouquins. Je vais me remettre à Illustrator, découvrir After Effect histoire de proposer des petites animations. Je vais tenter de me faire un petit nom dans le monde de la data viz. Avoir un petit book, quoi. Car après tout, quitte à être slasheuse, je peux rajouter data-visualiste dans le lot. Parce que la raison numéro 1 de ma démission, c’est vraiment le manque de vie perso. Entre heures supp et charge mentale… Je n’ai pas écrit une ligne de roman depuis que je vis à Bordeaux. Pas une. Je vais naturellement profiter de mon chômage pour m’y remettre. Avec un peu plus de sérieux et de rigueur, tout comme la relecture d’Augura, Uchronia, Et la Terre s’ouvrit en 2, terminer Taylor Rent qui touchait déjà à sa fin. Et commencer Les enfants d’Ella, La fille de Montréal qui fait du vélo et qui est amoureuse d’Albert, le roman qui ressemble à la Cité et qui n’a pas de nom, mon soap opera. Voir si je poursuis Ezialis ou pas.

(c) Hans Isaacson

En route vers le burn-out, hihi

Quand je vous dis que je vais me taper un burn-out de la chômeuse, je rigole pas. Mais elle est normale, cette exaltation. Je ressens comme un alignement des planètes. J’ai la possibilité de tenter de faire un métier qui me plait. Un métier où je vais enquêter pour raconter des histoires. Oui, ok, à des marques, c’est un peu nul ce point-là mais ça remplit pas mal de mes besoins professionnels : de la réflexion, de la curiosité, un peu de création et beaucoup de storytelling. Le quasi rêve.

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