2025, était-ce si pire ?
Et voici le traditionnel bilan de l’année, l’article où je me pose avec une petite infusion pour voir ce qui s’est passé durant les derniers 365 jours ou à peu près. Qu’est-ce qui était bien, qu’est-ce qui l’était moins, quelles leçons tirer de tout ça ? Et je dois avouer que cette année, je rechigne un peu à écrire cet article car 2025, j’ai pas aimé. Pas du tout. Et puis, en y réfléchissant mieux, peut-être que tout n’était pas si pire. Retour sur une année qui ne ressemblait pas du tout à ce que j’attendais. Ou espérait.
Un premier trimestre violent
Alors, reprenons ce que je m’étais souhaité pour 2025. Une année de lâcher prise. Absolument pas ce qui s’est passé mais pour le coup, ce n’était pas ma faute. En relisant mon article sur les résolutions 2025, j’ai écrit en toutes lettres “ne pas démissionner”. J’ai rempli l’objectif ! A la place, j’ai été virée. Enfin, rupture conventionnelle, on connaît l’histoire. Sauf que ce n’était pas le début de la période noire. Je raconterai ça en détail sur Citizen, le déroulé de toute cette histoire. Mais en gros, le premier trimestre de mon année, ça a été “j’aime pas mon taf et en plus, je suis pas douée”. Oui parce que y a eu une nouvelle équipe en place, une nouvelle équipe qui a décrété que je ne savais pas trop ce que je faisais. C’était vrai. Comme pas mal de marketeux, hein. Mais j’ai jamais fait l’effort de savoir. Bref, le premier trimestre, c’était “j’aime pas ma boîte, j’aime pas mon taf. Je n’ai aucune envie de m’améliorer et je suis jalouse de ceux qui ont l’opportunité de se retrouver au chômage parce que je me souhaite autre chose.”
Le chômage, c’est ce que tu voulais, non ?
“Mais attends, tu as finalement obtenu ce que tu voulais et tu es mécontente ?” Alors oui mais parce que ce n’est pas tombé au bon moment. Même si je savais que je n’avais fait aucun effort pour être la salariée de l’année, c’est tombé en pleine crise existentielle. Celle de mon avenir pro. Je ne savais toujours pas ce que j’avais envie de faire. Mon plus grand problème à ce moment-là était surtout que je savais ce que je n’avais plus envie de faire. Je suis dégoûtée du monde du travail parce que je tombe toujours mal. Un truc de fou. Même quand je tombe bien, y a un gros plot twist et ça devient l’enfer. Vous savez pourquoi je ne cherchais pas à me barrer de cette boîte ? Alors oui, parce qu’on avait prévu de partir en Nouvelle-Zélande. Parce que lire une annonce me filait de l’urticaire. Et mes collègues étaient cools donc bon an, mal an… Mais surtout, j’avais pas envie d’affronter une nouvelle déception.
L’occasion de régler quelques traumatismes
Bref, j’ai cru que ça passerait, ça n’est pas passé. Ca m’a minée, oui. Mais, comme déjà dit, ce fut sans doute un mal pour un bien. Et oui, c’était l’opportunité de vraiment tenter l’aventure de la data analyse. De partir la tête un peu basse d’une boîte toxique mais avec un joli chèque, alors… Aussi l’occasion d’aller fréquenter quelques professionnels de la santé mentale pour me débarrasser de la peur du patron, du chômage, lutter contre mon syndrome de l’imposteur. Et y a du boulot, ahah.
En vrai, j’ai presque vécu ma meilleure vie
Mais la vérité est là. En 2025, dans le négatif, il y a la mort de mon chat. Ca, ce fut horrible. Mais pour le reste… Oui, mon éviction de la boîte a été dégueulasse mais en vrai, après le choc, ce fut la fête du slip. Pendant mon préavis, je passais ma vie à la piscine. Mon été aurait dû être idyllique parce que j’avais prévu d’alterner entre aquagym à la piscine et aquarunning au lac. Dure vie.

Je me régale en formation
Car grâce à ce licenciement, je me suis lancée dans une formation intense et exigeante… qui me fait un bien fou. Déjà parce que je m’en sors bien. Ça consolide bien la confiance en soi. J’arrive facilement à apprendre quelque chose d’assez complexe. Et j’adore. Évidemment, il y a la petite angoisse de devoir retourner sur le champ de bataille de l’emploi mais en attendant, je crois que j’ai pas eu un tel kiff intellectuel depuis des années.
Une année de progression
J’ai râlé après 2025 toute l’année mais finalement, à part la mort de Kenya, peut-être que c’était l’année du virage. Virage pro, oui, mais pas que. Tout le travail sur le fond me donne l’impression de changer. En bien. Je suis pas encore au top de la confiance en moi mais je progresse. 2025, ça aura aussi été l’année où j’ai conduit : 10 jour en Sicile, un week-end en Charentes Maritimes, un trajet de 5h entre Toulon et Toulouse… ça, c’était chiant. Mais je travaille mes angoisses. Je grandis.

Plus sportive, plus scribouilleuse
Et puis, en vrac : je suis devenue un pilier de mon club d’aquagym, je suis devenue pas mal cinéphile. J’ai beaucoup écrit, j’ai rien lâché et ça, c’est cool. Mon manuscrit approche des 350 000 mots maintenant, c’est assez fou. Oui, en l’état, c’est absolument invendable. Bon, côté loisirs créatifs genre bracelets brésiliens ou PowerPoint Art, ça n’a pas bien pris et ca ne viendra sans doute pas dans les prochains mois mais peu importe. J’ai écrit non stop et ça, c’est un succès 2025. Le succès 2025, même. C’est aussi l’année où j’ai pleinement vécu ma passion tisane et infusion. Voilà.

Finalement, 2025, c’était pas si pire
Alors oui, 2025 m’a bousculée mais… finalement, à y repenser, c’était pas aussi horrible que je ne le pensais. Sauf la disparition de Kenya, ça… Par contre, je continue à souhaiter le pire à Robert (qu’il fasse faillite, j’entends) parce que j’ai besoin de croire en la justice immanente. Et entre Épicéa et Robert, la vie me prouve un peu trop que les salopards peuvent s’en sortir.

