Taormine, le village accroché sur la montagne
Sicile jour 2. Quoi, j’ai pas raconté le jour 1. Ah oui, sans doute parce le jour 1 se limite à prendre l’avion, récupérer la voiture, se retrouver bloquée sur le parking de l’hôtel, s’offrir un repas très moyen au resto de l’hôtel, se coucher. Pas de quoi faire un article. Mais un passage de mes Instant’, oui. Jour 2, donc. Je voulais commencer par quelque chose de fort, de beau. Et à 50 minutes à peine de l’hôtel se dresse Taormine. Et bien go.

Cheminer tranquillement jusqu’à destination
Après un petit déjeuner assez copieux, on saute dans la voiture et c’est parti. Au bout d’environ cinq minutes de route, on se retrouve face à une route qui monte très dur. Qu’est-ce que quoi ? Bon, la route se passe bien sauf qu’à quelques encablures du village : un péage. Ok donc on paie littéralement le droit de monter à Taormine. D’ailleurs, peu de temps avant de se retrouver au paysage, j’avise un village accroché sur la montagne et j’ai un peu hyperventilé en me disant qu’il fallait grimper jusque là-haut. Mais en vrai, la route était tranquille. On se pose à un parking en contrebas et on prend la petite navette qui nous mène au pied du village.


La beauté d’un village sur la montagne
Il y a plusieurs points d’intérêts à Taormine. Le plus fameux est le théâtre antique avec vue sur l’Etna mais on ne va pas commencer par là. Déjà parce que l’Etna est nuageux et je ne désespère pas que ça se lève. Donc on commence par faire un tour du village. Taormine, en tant que village “typique de la Sicile”, se révèle particulièrement photogénique. Ici une église, là, une jolie place avec une fontaine, des panoramas sur la mer en contrebas. Il y a quelques recoins particulièrement pittoresques qui se repèrent assez facilement car il y a une petite queue pour prendre un selfie ou faire sa pause Instagram. Parmi les curiosités, une immense crèche dans une petite église, façon diorama.












Le famoso théâtre antique
Après avoir bien profité de ce village, il est temps d’aller au théâtre dont j’avais un excellent souvenir. Point un : l’entrée est tout de même assez chère. Le lieu est intéressant mais ce n’ est certes pas le théâtre antique le plus époustouflant de l’île. Cependant, le petit tour du théâtre vous offre une vue sur la baie en contrebas mais surtout sur l’Etna. Toujours couvert, damn ! Bref, ce théâtre n’est sans doute pas incontournable, un peu trop cher mais quitte à aller à Taormine, autant s’y arrêter.






Une petite pause aux jardins
Autre curiosité de la ville que vous trouverez fléché un peu partout : les jardins de la Villa Communale. Un parc public agrémenté de nombreuses espèces tropicales, quelques vertiges. Et des bancs avec vue imprenable sur la baie. Un lieu parfait pour une pause à l’ombre bien méritée. Un rapide assoupissement ? Vous n’avez aucune preuve. Bref, dégustons une bonne citronnade et repartons vers notre nouvelle destination : le téléphérique.







Téléphérique pour la plage
Je suis une grosse geek des téléphériques. Il y en a(vait ?) un en projet à Bordeaux, je vais le prendre par principe, même si je n’ai rien à faire à destination. Ok, j’ai refusé de payer 8 euros pour celui de Montjuic à Barcelone mais un jour, je prendrai celui qui survole la ville. Donc à Taormine, il y a un téléphérique qui vous amène à la baie en contrebas. Baie où se situe la célèbre Isola Bella, une plage caillouteuse avec vue imprenable sur l’île Isola Bella. Lieu assez couru car fort joli, je ne suis pas certaine que ce soit très agréable en pleine saison. Là, il y a un peu de monde mais c’est complètement gérable. Et oui, il y a des zones gratuites car on est en Italie donc le moindre bout de rocher peut être privatisé. Je déteste les plages privatisées, même si ça m’inspire des dystopies cheloues.



Achète une robe !
Pour rejoindre la plage, il faut descendre un grand escalier qui est occupé par de nombreux marchands de robes et de paréos. Vous savez quel imprimé est à la mode cette année ? Le citron. Vous savez quel est le fruit emblématique de la Sicile ? Toujours le citron. Vous savez qui est une grosse victime du marketing même si elle ne croit pas (ou plus) au business de l’influence ? L’autrice de ces lignes. Autrice qui trouve important de signaler à ce moment du récit qu’elle n’a acheté aucune robe ou maillot à imprimé citron. Ni aucune autre robe ou maillot, d’ailleurs. Effet dissuasif du chômage ? Sans doute. Bref, une fois sur le plage, on s’adonne à la baignade, nous félicitant de nos chaussures de baignade achetées à Rhodes 3 francs six sous à l’époque.



Faire la queue pour remonter
La remontée vers Taormine est un peu plus lente. D’abord vous vous souvenez des escaliers descendus pour aller à la plage. Et bien, selon le théorème de “tout ce qu’on descend, il faudra le remonter”, voilà. Ça me rappelle une plage à Malte ou notre arrêt à la “plage” de Trsteno en Croatie. Lisez plage comme “dalle en béton qui sert de port”. Mais surtout, y a la queue au téléphérique. Heureusement pour nous, à un moment, il y a juste deux places donc on est les deux derniers à embarquer, sous le nez de familles.

Une première excursion réussie
Après un dîner dans des escaliers de la ville, retour à Catane. On se retrouve un peu bloqué dans les embouteillages, Christine, la voiture possédée m’impose un peu son pilotage mais on arrive à l’hôtel sans encombres. Moi ravie d’avoir revu Taormine, Victor sous le charme. Un seul point me contrarie : normalement, le lendemain, c’est excursion sur l’Etna et il a été couvert toute la journée. Pas terrible. Mais ça peut se lever…