La marche, ma nouvelle passion

La marche, ma nouvelle passion

Enfin, nouvelle, tout est relatif. Pas du tout même. La marche, ça a toujours été ma came. Pendant longtemps, j’avais ma dose quotidienne car je vivais à 25 à 35 mn à pied de mon travail. Curieusement, depuis que je me mange 1h de transport pour aller m’ennuyer au bureau, je meurs d’envie de quitter Paris pour Toulouse. Toulouse où je marchais beaucoup, déjà.

La marche dans Toulouse

Avant, j’avais pas le temps

Marcher ne fut pas toujours un réflexe. Parce que le temps, globalement. Le temps en minute, pas la météo… De nature plutôt paresseuse, je grapille la moindre minute de sommeil. parce que si j’aime marcher, j’aime dormir encore plus, je crois. Sauf que dans mes grandes années étudiantes, il n’y avait qu’une ligne de métro et très vite, il ne m’a plus servi à rien. Pour ceux qui connaissent : je me suis retrouvée à vivre à Guilheméry (avec vue sur le Canal du Midi) et je terminais mes études à l’UT1 puis à science po. Pour faire ce trajet, j’avais un bus qui me prenait Place Dupuy et me lâchait au Capitole. Sauf que le bus, ça m’a vite saoulée. De 1, c’est blindé. De 2, c’est aléatoire. Tu sais pas combien de temps tu l’attends et combien de temps tu vas mettre pour arriver à destination vu que les voies de bus étaient régulèrement confondues avec des voies de stationnement. Un jour, je suis donc partie à pied.

La marche, c’est le bonheur

Quel bonheur, les amis, quel bonheur ! Je remontais par la place St Georges, déserte au petit matin, je passais devant l’Utopia puis le Capitole, la rue du Taur pour atterrir enfin à la fac. Oui, je passais par la rue du Taur parce qu’à l’époque, la rue Romiguières n’était pas piétonne et le trottoir faisait 10 cm de large. Je déambulais dans les rues, relativement seule, mon ipod solidement vissé aux oreilles. Le bonheur, oui. 

Marcher dans les ruelles de Toulouse

C’est toujours mieux que de rester assise

Alors pour mon bien-être personnel, j’ai décidé de m’y remettre et ce régulièrement. Tous les midis, c’est parti pour une heure. Puis là, je suis en train de rajouter une demi-heure le matin puis ce sera une demi-heure le soir. Deux heures de marche en tout dans la journée. Alors j’en entends certain m’expliquer “oui mais la marche, c’est pas du sport”. Alors, si vous voulez, je vais pas débattre de ça. Essentiellement parce que ça ne m’intéresse pas. Je n’ai aucun mal à admettre que niveau dépense calorique, on est pas sur du high level mais c’est toujours mieux que de laisser son cul vissé sur une chaise. Même si, d’après ce site, je dépense plus de calories en une heure de marche qu’en une heure d’aquagym ? L’aquagym troisième âge, alors…

Respire !

Mais peu importe car mon but ici n’est pas de perdre du poids ou de dépenser des calories. Mon but est de respirer. Je parlerai objectif de vie un autre jour (pour changer) mais vraiment, je me rends compte qu mon poids n’est jamais mon objectif, pas le vrai en tout cas. Moi, je veux du tonus, de l’énergie. Et la marche a un triple effet kisskool de malade :

  • Une heure de marche entre midi et deux = une sensation de vacances tous les jours. Parce que ce soit chez moi ou au bureau, j’ai des balades sympas à proximité avec un peu d’eau et de verdure. 
  • Je dynamise mon corps donc pas d’assoupissement l’après-midi provoqué soit par l’inactivité soit par une trop grande activité
  • Pas de risque de blessure. Hormis la chute qui peut toujours arriver avec moi.

Mais surtout, la marche, c’est l’occasion de sortir mon cerveau, littéralement. Je mets mes écouteurs et je ne force pas ma pensée. Je laisse mon cerveau faire. Avant, quand je marchais, je me disais “ah tiens, prenons ce roman que je suis en train d’écrire, profitons de ce moment pour décider la suite”. Là, non. Si mon cerveau a envie d’y penser, il le fait. S’il a envie d’imaginer ma vie sur une des maisons barges que je croise, il le fait. Je veux une maison barge mais je sais pas où je pourrais caler ma cabane de jardin-bureau, mmm… S’il a envie de penser à l’organisation de ma vie, il le fait, s’il a envie de se concentrer sur la chanson qu’il passe, il le fait. Zéro contrainte.

Maison barge sur la Seine
Moi aussi je veux une maison avec bouée que je pourrais regagner en kayak

Douce contemplation

La marche est l’activité la plus contemplative qui soit. Je n’ai pas besoin de me concentrer sur mon souffle, je n’ai pas de pensées parasites de type “oh, j’ai les jambes lourdes, je vais pas courir bien loin” ou “ah nan, ça fait que 10 mn et j’en ai déjà marre”. Comme à la salle de sport dont je suis officiellement en train de me désabonner (j’ai entamé les démarches, j’attends la validation officielle, quoi). Le saviez-vous ? A Kyoto, il existe un sentier fort bucolique appelé “chemin de la philosophie” qui était régulièrement emprunté par le philosophe japonais zen Kitaro Nishida qui aimait y méditer. Alors je n’ai pas fait ce chemin lors de notre périple à Kyoto pour des raisons un peu nulles (il pleuvait et on n’en pouvait plus) mais on va se rattraper dès le mois de mai, hihi ! Ah raison d’aller marcher régulièrement : me préparer au Japon

Renaissance

Et je revis. Je rentre au bureau apaisée. Un petit café et un peu d’écriture et je pars pour l’après-midi. Il faudrait que j’intègre un peu la méditation dans tout ça. Au début, je m’arrêtais en fin de marche sur un banc pour faire un peu de respiration guidée mais y a des jours où j’ai trop froid. Mais finalement, après une heure à laisser mon cerveau gambader comme il veut, ai-je encore besoin de méditer ? 

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