Mon corps, ce vaisseau un peu inconnu

Mon corps, ce vaisseau un peu inconnu

Les amis, l’heure est grave. Enfin, pas tant que ça mais il faut que je vous mette dans l’ambiance. Le début d’année a été un peu relou pour moi niveau santé. Non, je n’ai pas chopé le Covid, juste des cristaux d’oreilles qui font n’importe quoi, m’amenant à toute vitesse chez la généraliste car c’était l’enfer. Je fais donc des examens, tout va bien jusqu’à l’ultime épreuve, la prise de tension. Patatras, je suis en hypertension. Va donc falloir que je me remette au sport fissa et je me dis que ça va être un peu l’occasion de faire réellement connaissance avec mon corps que je ne connais pas si bien.

Mon corps, cet inconnu
(c) Todd Quackenbush

Mon corps, ce boulet

Mon corps et moi, on a longtemps pas été copains. Forcément, je suis une femme cis, j’ai été élevée dans la détestation de mon enveloppe corporelle, trop ronde et cellulitée, ma peau imparfaite… ouais, j’ai trois boutons par mois, je pardon. Donc, comme j’ai toujours été ronde, j’ai toujours considéré que j’étais nulle en sport. Ado, dès que je courais trente mètres, je me mettais à transpirer, je suffoquais au bout de cent mètres, j’avais envie de crever au bout de trois-cents. Alors depuis, j’ai vieilli et j’ai découvert deux ou trois trucs. Genre la respiration. Oui, parce qu’au collège, on me disait “cours et tais-toi”, pas “si tu commences à t’essouffler, souffle au lieu d’inspirer”. Ce genre de conneries quoi. 

En vrai, je suis pas si nulle

Une fois adulte, je me suis mise un peu plus sérieusement au sport et finalement, je suis pas si mauvaise. Surtout en natation et je suis pas mal en yoga, malgré une grosse peur de chute qui me bloque. J’avais eu le déclic avec la gym suédoise qui m’avait fait passer de “je pratique aucun sport” à “j’y vais trois fois par semaine”. Aujourd’hui, j’aime bien le sport et ses effets sur mon corps même si je souffre toujours du syndrome de la bonne élève qui m’encourage à me flageller dès que je galère sur un truc, plutôt que de me dire que je ferai mieux demain.

Faire du sport pour faire du bien à mon corps
(c) Bruce Mars

Moi, marcheuse

Et puis y a eu la marche. Je suis passée dans une démarche un peu plus cool, moins performative, on va dire. Je préfère marcher tous les jours parce que j’aime ça que d’aller courir une fois tous les trois mois parce que c’est la torture. J’aime sentir mon corps qui fait tranquillement son travail, les muscles et les articulations qui me portent dans une folle machinerie. C’est quand même génial, la marche. Ca détend, ça t’amène dans des jolies endroits et tu peux quand même rêvasser car tu te concentres pas sur ton rythme. J’avais un peu la même avec la piscine mais la piscine, en ce moment…

Tester pour savoir ce que l’on peut faire

Mais si la marche, c’est ma came, j’ai un peu envie de refouiller un peu les vidéos sportives sur Youtube. D’abord pour ma santé et puis, j’ai envie de me surprendre un peu. Reprendre du cardio, de la danse, du yoga, tous ces trucs que j’ai un peu lâchés pour voir mes progrès séance après séance, les millimètres de souplesse récupérés, la grâce à partir du moment où je commence à maîtriser la chorégraphie. Ou pas. Autant la souplesse, je sais l’avoir puisque je suis hyperlaxe, autant la grâce ou l’endurance, je ne sais pas. Et c’est pas grave. Parce que le but de mettre mon vaisseau sur de nouveaux rails, c’est pas pour tout réussir mais pour voir ce que ça donne. Sans jugement et en toute bienveillance. Je ne crois pas qu’on soit tous câblés pour tout réussir et c’est pas bien grave. Le tout, c’est d’essayer et de casser deux ou trois mythes personnels.

Acrobaties
(c) Shangyou Shi

Et puis, c’est pour ma santé !

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