Coup de mou, on fait quoi ? 

Coup de mou, on fait quoi ? 

Je suis au bout de ma vie ou à peu près. De quoi ? Encore ? Oui, en ce moment, j’ai moyen la patate caaar… je suis dans l’attente de plein de choses, je déteste ma boîte et ça fait quasi un an que j’ai pas eu de vraies vacances reposantes. J’ai atteint ce point de fatigue où j’ai quasi plus confiance en moi aka « je ne suis qu’un vaste échec de 41 ans ». Et dès que je veux me projeter dans quoi que ce soit, je ne pense qu’à la fatigue que ça va m’occasionner. Exemple, quand je zieute des annonces pour un emploi, ça donne : oh non, la flemme, je suis trop nulle de toute façon. Yay ! Du coup, je fais quoi pour gommer mon coup de mou ? Et bien… je ne sais plus. 

Un gros coup de mou
(c) Ron Lach

De l’intérêt ai rejet du développement personnel

Quand j’ai commencé ce blog, je voulais en faire un blog bien-être et développement personnel. Je me suis tellement jetée à corps perdu dans tout un tas de vidéos de coachs et gourous que ce fut rapidement une tempête d’injonctions contradictoires tout juste bonnes à te faire douter de toi. Et te filer quelques TCAs au passage. Youhou. Et puis y a tout le prêchi-prêcha ésotérique et autres fake meds qui me rendent dingues, surtout en période épidémique. T’as confiance en ton immunité ? Génial. T’as conscience que ton immunité, elle a jamais eu à combattre un truc vénère parce que la vaccination ? Genre la variole ou la rage ? Et je dis ça alors que j’ai jamais chopé une gastro de ma vie et je chopé une grippe par décennie. Et que dire des obsédés du jeûne qui font ça pour se guérir du Covid. Franchement, j’avais la curiosité du jeûne, j’ai vaguement tenté. Mais après avoir lu ça, je suis en rejet total. 

Ok, j’ai tout rejeté. Et maintenant ?

Mais voilà. A tout rejeter, je suis perdue. Là, je me suis remise au sport pour des raisons de santé. Histoire de calmer ma tension et mon côlon. Sauf que de suite, j’ai l’impression de me trahir en reprenant un abonnement au sport, re rentrer dans une culture de la minceur et du régime que j’ai rejetée. Sauf que je prends les choses à l’envers, en fait. Le sport a été pas mal capturé par des coachs te promettant sveltesse, tonus et ventre plat. Moi, je vais en faire un outil de meilleure santé et pi c’est tout. 

Tout déconstruire mais faut reconstruire, après

Car c’est bien gentil de déconstruire les injonctions contradictoires, dire non au culte de la minceur, la culture des régimes, se méfier des fake meds… mais faudrait voir à pas rester sans rien. Oui, le sport me fait du bien mais il me manque encore du truc. Du repos, certes. Mais du vrai repos. C’est pas mon corps qui est épuisé (même si me taper 2h30 de transport 4 fois par semaine car je bosse pour des trous du cul, c’est pas ouf). C’est mon esprit. Là, par exemple, j’écris cet article dans le train du retour d’un super week-end. Je suis physiquement reposée et presque mentalement reboostée. Presque ? Parce que, déjà, je pense à lundi, retour au boulot, haine de celui-ci, de ma hiérarchie débile… alors oui, j’annonce mon départ bientôt mais ça fait 14 ans que c’est la même salade. J’aime pas le monde du travail et je ne crois y trouver quelque chose de tout à fait satisfaisant, quelle que soit la voie empruntée. 

L'ennui au travail
(c) Min An

Chouiner, ok, mais après ?

J’ai peut-être tort. Je suis actuellement pas en état de prendre du recul en fait. Même écrire, en ce moment, je galère. Parce que j’ai fait un putain de bide avec Green !. Et c’est définitif car dès que je pense à une idée promo ou autre, c’est le cercle vicieux. Trop fatiguée. Et puis je suis nulle, bla bla bla. Alors bon, on peut se contenter de bader sur le canapé. Parfois, on a le droit de s’abandonner à la pure chouinerie. Faut arrêter de se raconter qu’on est des doers perpétuels. Pour ma part, j’entrevois une voie. En attendant les vacances et la démission, je veux dire. Me rappeler que je suis une top meuf. Personne ne veut acheter mon livre ? C’est pas grave, j’ai aimé l’écrire. Et il est franchement pas si mal, déso pas déso. C’est pas tant l’écriture que ma réelle impossibilité à m’investir dans une promotion. J’ai écrit une volée d’articles et j’ai mis mon roman dans des arbres, on va en rester là. Parce que, mine de rien, c’est pas mon métier et je n’aime vraiment pas déranger les gens donc je vais pas me rajouter du pénible pour rien. 

Green ! de Nina Bartoldi

Ecrire que je suis une meuf cool

Puis je vais écrire mon histoire, tiens. Pas pour publication. J’ai rien de si extraordinaire à écrire même si j’ai parfois le projet de faire un court bouquin sur toute la toxicité pro que j’ai pu le bouffer. Rien d’exceptionnel mais si on y va tous de nos récits, ça donne de la force à ceux qui doutent. Mais plutôt que de m’apitoyer, écrire toutes les fois où j’ai réussi. Et dans ma carrière, j’en ai pris des virages, des plutôt salés, parfois. J’ai réussi. Et dans ma vie perso, je m’en sors bien aussi. Je réussis à dessiner, j’ai réussi à chanter sur scène et je n’ai eu que des retours positifs sur ma prestation. Y compris de gens que je connais pas. Tout ça, faut l’écrire, donner chair. Littéralement. Juste pour moi. 

Et faire tout ce qui me fait du bien

Et puis, évidemment, à côté, ne rien négliger de ce qui fait du bien. Promenade au parc, PowerPoint art, les séries coréennes, les photos Playmo, finir Zelda Skyward sword, le walking fitness… parce que s’il y a bien un truc que tous les coachs gouroutisants ne peuvent savoir pour moi, c’est bien ce qui me fait du bien. A moi. Et puis si j’ai juste envie de rien et profiter de mon coup de mou… c’est OK aussi. 

 

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