On ira bronzer sur les plages de Malte… 

On ira bronzer sur les plages de Malte… 

Ou pas. Chaque année, j’ai de grandes ambitions. De type “bien préparer nos vacances”. Quand nous avons décidé de partir à Malte, j’étais donc bien résolue à préparer un super Powerpoint des vacances avec un menu au petit oignon. Comme d’hab, j’ai rien fait. Je pourrais blâmer ma fin de contrat mais même pas vu que les 15 derniers jours, j’avais plus rien à faire. Mais j’ai préféré m’investir dans le PowerPoint Art. Donc je suis partie à Malte sans en savoir grand chose. Du moment qu’on peut alterner visite et plage, ma foi. Sauf que les plages de Malte relèvent plutôt du Pokemon légendaire, en fait…

Une plage de San Giljan à Malte

 

Vu du ciel, ça a l’air très rocheux…

Dans l’avion, dès que je peux, je prends le hublot pour ne pas rater le seul moment du vol que j’aime bien : l’atterrissage. Oui, le décollage, ça me stresse un peu et on file vite dans les nuages et durant le vol, neuf fois sur dix, on ne voit que des nuages. Ouah, passionnant… Mais l’atterrissage, c’est un premier coup d’oeil sur ta destination. Je me souviens de l’atterrissage à Corfou où on survole l’incroyable Monastère des Vlachernes. J’aime particulièrement les atterrissages sur des îles. Comme la Crète ou, plus étonnant, l’Irlande qui te rappelle que Dublin, c’est un port, en fait… Et là, nous voici en phase d’atterrissage à Malte. Ceinture attachée, nez collé au hublot, je vois les grandes falaises de l’île. Fort joli mais ça fait pas très plage…

Côtes maltaises

 

La plage, ce n’est pas forcément du sable…

Et effectivement, nous allons vite découvrir que nous n’avons pas tous la même définition de plage. Pour moi qui ai passé toutes mes vacances d’enfance dans les Pyrénées-Orientales, les plages, c’est du sable. Même si j’étais à 20 minutes de voiture de Collioure et sa plage de cailloux, certes. Et quand je regarde google maps, je vois des plages partout sur l’île. Y compris proche de notre hôtel. Et oui, effectivement, nous étions proches de l’une des seules plages de sable ressemblant à une plage de Malte. Car oui, Malte est une île rocailleuses donc les plages de Malte, ce sont souvent des vieux quais ou des rochers garnis d’échelles pour vous aider à entrer et sortir de l’eau. Ah.

Exemples des plages de Malte

Mais quelques plages paradisiaques néanmoins

Cependant l’île compte quelques plages de sable, notamment sur la côte ouest et au nord. Et nous avons passé quelques heures à discuter pour choisir celle sur laquelle nous allions passer une journée. J’avais d’abord repéré la plage de Paradise Bay car relativement proche du village de Popeye. Mais comme nous ne sommes pas allés au village de Popeye… Cependant, nous finissons par la sélectionner car elle semble propice au snorkeling et nous avons justement amené tout notre petit matériel. Nous avions également prévu de faire un tour par les plages du nord (Armier beach) plutôt bien notées mais nous avions un bus direct pour Paradise Bay donc bon… 

Paradise Bay à Malte sous le soleil

 

Une jolie baie mais les gens son des porcs

Et effectivement, la plage était fort jolie mais… pas très grande et bien blindée. En prime, la journée de la veille avait été marquée par des vents… Qui ont rabattu sur la plage un joli lot de déchets. Dire qu’on a déchanté à notre arrivée serait un euphémisme. Y a du monde, c’est dégueulasse. Heureusement, les courants allant et venant, la mer de déchets finit par se dissiper. Mais je vous cache pas que l’anthropocène commence à sérieusement me fatiguer. Attention également : le vent ne nous a pas ramené seulement les preuves que l’être humain est un gros porc égoïste, non. On a aussi eu droit à quelques méduses, Victor s’est fait toucher deux fois. Youpi. Cependant le lieu est joli, notamment cette maison à fleur de rocher qui fera un très bon Powerpoint Art. On est finalement restés quatre heures, la vue était chouette avec, au loin, Gozo et son intrigante basilique. Bref, Paradise Bay, c’est pas si mal. Juste notez que la plage se mérite un peu puisqu’il faut monter une sacrée côte pour y accéder mais ça se fait. Plus facilement, sans doute, que les 186 marches qui vous permettront d’accéder à la plage de Ghajn Tuffieh. Nous, on n’a pas tenté.

Paradise Bay à Malte

Sur la plage de sable doré

Autre plage à notre actif : la plage Ir-Ramla à Gozo. Oui, j’avais promis d’en parler, c’est ici, c’est maintenant. Là, pour le coup, c’est un grand oui. Sable doré, environnement assez époustouflant. Alors oui, c’est pas la petite crique peu connue. Vous avez plein de marchands sur le chemin qui vous y amène, des parasols et des transats. Et curieusement, les gens laissaient les parasols en fin de journée. On aurait tout à fait pu en squatter un sans payer. J’ai trouvé ça étonnant mais voilà. Seul point un peu négatif : pour vous offrir une baignade, il faut passer une barrière de cailloux un peu gros en tout début de mer. Nous avons des petits chaussons étanches et ça a été parfait. Alors oui, c’est à Gozo mais vraiment, si vous avez d’une belle session plage, c’est à Ir-Ramla qu’il faut aller. 

Plage Ir-Ramla à Gozo, Malte Plage Ir-Ramla à Gozo, Malte Plage Ir-Ramla à Gozo, Malte Plage Ir-Ramla à Gozo, Malte

Une plage lunaire

Pour finir, je citerai quand-même Exile Beach dont j’ai déjà parlé sur mon article sur Sliema et San Giljan où nous nous sommes offerts notre premier bain de mer de 2022. Ce n’est certes pas une plage où il est agréable de s’allonger pour bouquiner pendant des heures mais pour la baignade, c’est top, surtout avec ses petits bassins naturels. 

Exile Beach au couchant Exile Beach au couchant Les thermes romains de Malte Exile Beach à Sliema

Malte, c’est pas tant fait pour se baigner

Mais voilà, venir à Malte dans une optique baignade, ce n’était pas nécessairement la meilleure idée. L’île offre cependant beaucoup d’autres choses et je suis assez ravie de notre voyage. J’aurais aimé mieux préparer pour éviter San Giljan. Et j’aurais aimé moins de canicule aussi mais bon, paraît qu’il va falloir s’habituer. Je regrette presque de n’avoir pas prévu de rester un jour ou deux de plus ou d’avoir envisagé un trip en itinérance pour s’offrir un peu plus de visites hors des sites ultra-touristiques mais quoi qu’il en soit, j’ai aimé.

Chiller à Malte

Sauf un truc : l’avion. Non que les vols se soient mal passés mais j’en ai marre de ce mode de transport. On s’en reparle bientôt

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.