Omagad, j’ai un regain d’énergie !

Omagad, j’ai un regain d’énergie !

Fin 2021, j’ai une ambition : que 2022 soit sous le signe de l’énergie. J’avais tout prévu : une hyigène de vie au top avec du sport et de la nourriture qui me fait du bien. Autant vous dire que pour le moment, on n’y est pas du tout. Parce que mon nouveau boulot m’a plongée direct dans le burn-out avec une situation très compliquée. Je suis pas mal malmenée depuis deux mois, stressée, fatiguée. Je n’écris quasi plus, je ne powerpointe plus beaucoup. Et puis samedi, je sais pas, un regain d’énergie qui m’a fait plier mon administratif qui traînait en une heure. Je veux comprendre d’où ça vient et si je peux reproduire ce petit miracle.

Regain d'énergie
(c) Jake Weirick

Mon énergie fuit

Contexte rapide pour que vous mesuriez bien la situation. On débarque à Bordeaux le 23 décembre dans un appart ni fait ni à faire. Pas de salle de bain en état mais une baignoire au milieu du bordel pour rester propre. Pas de cuisine. Donc les deux premières semaines se résument à galérer pour manger et vacances de Noël. Deux mois plus tard, on a à peu près la cuisine moins la hotte, le plancher est quasi fini… mais on se douche toujours accroupis dans la salle de bain et on a encore des cartons partout car il faut faire les joints autour du plancher. Le fait de ne pas avoir fini l’emménagement, c’est une perte d’énergie. Le fait de se doucher dans des positions inconfortables et de ne pas avoir de miroir, aussi. 

En route vers l’épuisement

A ça se rajoute le travail. C’est chaud patate. En résumé : je suis arrivée à un poste où je ne maîtrise pas l’opérationnel. Point souligné en entretien, je n’ai pas menti. Mais c’est la cata, les arrêts maladies pleuvent. Je me retrouve face à un client particulièrement tatillon en pleine période des soldes. Bref, je suis débordée en permanence et on me reproche un peu mon manque de suivi, de disponibilité. On, pas ma boîte, hein. Mais ça reste désagréable, même si on sait que le contexte, le contexte. La semaine dernière, je rentre d’un déplacement de trois jours assez fatiguée, un peu déprimée. J’ai du taf ras la gueule, je vais devoir bosser le week-end. J’ai une grosse échéance semaine prochaine. Ca ira mieux après. Je pourrais écrire un article entier sur ce grand mensonge professionnel “non mais là, c’est chargé mais ça ira mieux après”. MENSONGE. Bref, la période que je vis actuellement va nourrir plusieurs articles, je vous le dis.

Un moment parfait pour recharger ses batteries

Samedi matin, Victor doit aller sur le centre de Bordeaux et me propose de l’accompagner. Comme ça, après, on se fait un petit brunch. NB sans grand rapport : ils sont très brunch du samedi à Bordeaux. On se promène dans les rues ensoleillées, on se pose une bonne heure sur une petite place. C’est tellement parfait. Le ciel est bleu, des enfants jouent. On se croirait dans un village en vacances, je me sens bien. J’évoque mes soucis à Victor et là, ça s’enclenche. Je lui explique qu’en rentrant, je vais faire tout mon administratif en retard. Et je le fais. Tout ce qui traînait depuis mon arrivée à Bordeaux ! Fermer mon vieux compte en banque, résilier l’ancienne assurance habitation, mon navigo, mon abonnement Fitness Park. Une procrastination qui m’a coûté environ 400 €. Quand on sait que mon salaire net a dégringolé de presque 900 euros, c’est pas anodin. Bref, j’ai fait tout ça et depuis, je suis là “ohlala mais je suis trop contente, pourquoi ai-je procrastiné ?”

Un samedi à Bordeaux

Pourquoi je lambine ?

Oui, pourquoi ? Le burn-out, ok. Je lambine sur plein de trucs actuellement. Des trucs nuls hein. Ca m’a littéralement pris 30 minutes tout ça. Ca touche à l’organisation, certes. Je réfléchis à un nouveau système que je vous partagerai si c’est efficace. Mais pourquoi, samedi, ça s’est débloqué ? C’est surtout ça qui m’intéresse. L’auto-flagellation, c’est contre-productif. Le seul truc, ça a été cette sensation de vacances, de changement d’air. Juste respirer quelques instants. Sortir de mon petit cinéma perso qui n’arrête pas de me projeter le film “tu es nulle, tu vas te planter”. Et sa variante “tu es nulle et les gens le voient très bien”. Fruit de 15 ans de traumatismes professionnels, ahah. Je ne suis pas nulle et je sais que je vais m’en sortir. Comme toujours. Et au pire… Je me retrouverai au chômage ? C’était le scénario original et c’était pas si flippant. Sors et arrête de morigéner, Madame !

Savoir stopper pour respirer

Il est là,  le regain d’énergie. Dans le fait de dire stop. C’est putain de dur. La vérité, elle est simple et crue. Si Victor n’avait pas proposé de sortir, j’aurais profité de son absence pour bosser, un peu en cachette. Me remettre la tête sous l’eau sans air. Cette balade n’a pas été de mon initiative, pas ma décision. Et pourtant… Vous savez mon pire défaut ? Je ne m’accorde rien. Depuis que je ne fume plus, je ne fais plus de pause. Pas le temps. Pendant notre déplacement, mes collègues venaient me tancer à partir de 18h30 pour que je coupe mon pc car c’était l’heure. Encore cinq minutes, attendez… Je n’ai plus d’énergie car je ne me recharge pas. Mathématique. Mais c’est difficile quand on a plein de trucs à gérer de savoir dire stop. De “gaspiller” cinq minutes parce qu’on n’a pas le temps. Sauf que ces cinq minutes “perdues”, elles auraient peut-être permis de ne pas se perdre pendant 20 minutes sur un rapport ou une slide parce que le cerveau est cramé. Faire ses petites démarches administratives en temps et en heure car notre cerveau ne freeze pas à l’idée de faire un truc. 

Une routine pour retrouver l’énergie

Il y a quelques années, j’avais une routine de boulot. Le fameux 52-17. 52 minutes de boulot sans interruption, 17 minutes pour moi. Durant ces 17 minutes, je faisais notamment un tour. Ca se traduisait ainsi : me lever, descendre les 6 étages, faire un tour du rez-de-chaussée, remonter les six étages. Avec le temps restant, je faisais pipi, j’allais dire une bêtise sur Twitter ou je ne sais quoi. Je dois me recréer cette routine. Me brancher sur secteur à heure régulière. Je dois me débarrasser des petits trucs que je repousse parce que “là, j’ai pas le temps” et qui deviennent des montagnes. 

Sortir la tête de l'eau
(c) Jeremy Bishop

En un mot : penser à intégrer des respirations dans ma super organisation à venir. Ah et savoir dire non, aussi. Lol. 

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