Le nanowrimo… et bien, pourquoi pas ? 

Le nanowrimo… et bien, pourquoi pas ? 

Lundi soir, je chille sur mon canapé quand je reçois un message privé de Gil. « Tu fais le nanowrimo, cette année ? ». Réponse instantanée « non, pas le temps. Boulot, burn-out, déménagement, ingérable. » Et puis… bah pourquoi je continue de me laisser bouffer par tout ça, en fait ? Mon boulot, je le quitte dans 1 mois et demi… D’ailleurs, mon préavis a été amputé d’un mois suite à, je suppose, une crise du PDG qui peut plus me sentir. Et puis ils ne méritent pas mon énergie. Alors oui, on va tenter. Sans pression. Parce que j’ai rien écrit de fictionnel depuis deux bons mois. 

Nanowrimo 2021
(c) Pereanu Sebastian

C’est quoi, le nanowrimo ?

Alors déjà, le nanowrimo, c’est quoi ? Sur le mois de novembre, on écrit chaque jour 1667 mots pour arriver à 50 000 mots, soit un petit roman. Et ça tombe bien : je dois absolument terminer Taylor Rent et Et la Terre s’ouvrit en deux tant que j’ai accès à une imprimante. Et un patron que je déteste suffisamment pour prendre plaisir à vider son stock de papier. Limite, je déménagerais pas dans 2 mois, je lui boulotterais une ramette de papier « des fois que je mette au paper art« . Évidemment, le chiffre de 1667 est une moyenne et avec Gil, on s’est fixé une ligne : pas de pression. Le plaisir avant tout. 

Réanimer la flamme de l’écriture

Faut dire que mon écriture, je l’ai bien délaissée depuis mes vacances de septembre. D’abord, il y a eu les séquelles de mon gros coup de mou. Beaucoup de fatigue aussi. La vie joue avec mes nerfs depuis cet été et l’achat de notre nid d’amour a été pour le moins rocambolesque. Je vous raconterai bientôt. Et maintenant qu’on a signé, on débute les emmerdes avec les travaux et le déménagement. Autant vous dire que niveau charge mentale, je suis au top. Enfin, on est au top car dans cette période intense, j’ai la chance d’avoir un super copilote qui s’implique à fond aussi. Bref, dans ces conditions, j’étais partie du principe que j’allais m’investir plus sur mes blogs que dans mes romans. L’écriture de blogs, c’est plus léger, surtout quand ça implique de regarder des séries coréennes, Plus Belle la vie ou encore des téléfilms.

Se trouver des excuses pour masquer l’amertume

Et puis, je suis rongée par le doute. J’ai mal géré mon aventure Green ! et ça m’a foutue au fond du trou. Pour Augura, le prochain, je n’investirai pas autant d’argent, ça m’évitera de chercher une éventuelle rentabilité. Je resterai sur mon projet initial. Ecrire, publier, tenter d’en vendre quelques uns, en disséminer une trentaine dans les boîtes à livre et laisser le livre naviguer. En faisant des marque-pages car l’activité se révèle assez ludique, bien que chronophage. Surtout que quand je vois que Marlène Schiappa n’a vendu que 64 livres avec tout le support médiatique dont elle bénéficie, je n’ai pas à rougir de mes maigres ventes de Green ! alors que je me suis dépatouillée toute seule ou presque. Gardons l’écriture pour ce qu’elle doit être pour moi : un exutoire. Une occupation qui me rend heureuse. Ecrire pour moi et non pour vendre parce que… le monde de l’Art est un incroyable jeu de hasard où la chance est un facteur non négligeable. J’en reparlerai, de ça. 

Marque-page Green !

Vraiment aucune pression ?

Ok mais y a pas un paradoxe dans ce que je viens de dire ? Garder l’écriture comme une occupation qui rend heureuse. Ce qui semble assez antinomique avec la notion d’obligation. Je me suis battue pour éradiquer ma mauvaise habitude du “il faut”, d’essayer d’optimiser ma vie pour en rentabiliser la moindre minute éveillée. Oui mais du coup, je suis un peu tombée dans le travers inverse. J’ai arrêté le sport pour refuser tout culte de la performance et je suis hypertendue avec un ventre tout moisi. Alors, certes, l’hérédité et mon taf des enfers n’aident pas mais je pense que le sport m’a aidée à garder tout ça sous contrôle. Et surtout… ça fait du bien sa maman. Pour l’écriture, c’est pareil. A ne plus me contraindre à rien, j’ai fini à passer mes soirées à faire des puzzles sur mon canap dans le seul pantalon dans lequel je rentre encore. A peu près. Et même si la procrastination a une certaine valeur d’inspiration, faudrait trouver le juste milieu.

Se lancer dans le nanowrimo pour retrouver une routine

Alors je vais le faire, le nanowrimo. A ma sauce, comme je peux. Tant pis si y a des jours, je n’arrive pas à écrire mon quota. Genre le 13 novembre où j’ai comédie musicale. D’autres jours où le boulot des enfers aura encore absorbé toute mon énergie vitale. C’est toujours pareil, finalement : la réponse est dans la routine. Et puis je quitte ce boulot dans 47 jours, soit 33 jours ouvrés. Moins les RTT et le télétravail. Oui, j’en suis au point de compter. Du coup, je vais en profiter pour écrire un peu au taf… et continuer mes PPT arts en réunion, bien sûr. Ce nanowrimo va me permettre aussi d’évoluer dans ma méthode d’écriture. Pas l’écriture taper un mot après l’autre, non. Mais dans ma conception des romans. Je me suis récemment perdue dans mon écriture. 384 pages d’un roman à foutre à la poubelle, ça pique un peu. Ca aussi, ça m’a un peu dégoûtée de l’écriture. Mais on repart de la base. Construire un squelette solide. J’ai mon idée, vous allez voir. Ou pas, si ça ne marche pas.

Tableau de bord d'écriture

Redevenir celle que j’ai été

Bref, j’ai d’abord refusé le nanowrimo et puis j’y ai vu l’occasion de renaître un peu de mes cendres, de redevenir la fille d’avant le confinement. Celle qui trouvait du bien-être dans la sueur et qui écrivait à la moindre occasion. Je suis à  l’orée d’une nouvelle vie, l’occasion de repenser mon identité. Et ça commence dès aujourd’hui. Nanowrimo, jour 1 ! 

 

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