Une petite envie de manger émotionnelle ? 

Une petite envie de manger émotionnelle ? 

La semaine dernière, je vous ai donc parlé d’alimentation intuitive et j’avais évoqué l’envie de manger émotionnelle. Qu’est-ce que c’est ? Tout simplement l’action de manger pour une autre raison que la faim. Je sais pas si vous avez vécu ça mais moi oui et c’est un peu bof comme expérience. Mais point de lamentation ici, essayons de voir ce qu’il se cache derrière. 

Une glace comme envie de combler une envie de manger émotionnelle
Chez moi, l’envie de manger émotionnelle, c’est clairement la glace | (c) Brooke Lark

Une nourriture doudou

Alors c’est quoi une envie de manger émotionnelle ? C’est le besoin d’un aliment doudou, généralement gras et sucré, et qui survient à un moment où, physiologiquement, on n’a pas faim. Cette compulsion est lié à un sentiment, pas forcément négatif comme la tristesse, le stress… ou la fatigue. Alors là, je vous donne un peu le cadre général mais je suis un peu d’accord que la fatigue n’est pas tant un sentiment qu’une sensation mais on va pas mégoter. Je mets un gros bémol sur le “sucré” aussi parce que le fromage ou les chips… vous-mêmes vous savez. 

Un réconfort immédiat pour une culpabilité bien ancrée

Or assouvir une envie de manger émotionnelle provoque souvent un double effet kiss kool pas cool du tout, justement. D’abord l’inconfort physique parce que notre corps n’avait pas besoin de cette nourriture donc on se sent trop plein. Mais surtout vient la culpabilité flagellante. Mais si vous savez, ce moment où vous contemplez les papiers des Shokobons que vous venez d’avaler en vous flagellant à base de “j’ai pas de volonté, je suis une merde”. Ca fait partie du fameux mécanisme qui veut que la minceur est une condition du bonheur donc si je n’arrive pas à être mince parce que j’ai avalé la tablette de milka daim en moins d’une heure. Perso, je suis super douée en autoflagellation, ces moments étaient donc un gros gros bad. Le doudou est un traître, je vous le dis !

Mes craquages ? Une histoire de fatigue

Sauf que… à partir du moment où j’ai commencé à réfléchir à mes craquages, j’ai isolé deux ou trois patterns. Quels sont les sentiments/sensations qui me déclenchent une envie de manger émotionnelle ? Clairement la fatigue et l’ennui. Pas le stress, non. Pour le stress, je fumais. Oui, maintenant, je ne fume plus. Depuis 10 mois. Ouais, je le redis rapport au paragraphe précédent où, paraît-il, j’ai zéro volonté. Et vous savez ce qui me fatigue ? Le froid. Quand je suis allée chez l’hypnothérapeute, je chouinais parce qu’à la cantine, j’optais toujours pour des féculents/sucres lents et je craquais pour le dessert. Or, en analysant un peu mes sensations, j’ai repéré un truc. A l’entrée de la cantine, il y a un frigo qui me donnait froid systématiquement. Et quand j’ai froid, j’ai envie de manger gras parce que j’ai l’impression que ça va me réchauffer. Sans parler de l’éternelle tristesse des légumes de cantine, plus insipides qu’un lundi de novembre. De la même façon, vous savez quel a été mon régime le plus efficace ? Le régime bracelets brésiliens. Faire des noeuds, ça vous décourage de picorer.

Je rêve d’une vie sans fatigue

Mais du coup, c’est intéressant d’essayer de comprendre ce qui ne va pas quand l’envie de manger émotionnelle s’en vient. C’est un peu comme la procrastination, finalement. Plutôt que de se flageller pendant des heures, ce qui est absolument contre-productif, comprenons ce qui déclenche ça. J’ai froid, je suis fatiguée, je suis déprimée… Même si parfois mes baisses de moral sont liées… à ma fatigue. Quand j’explique à longueur de temps que je cherche un rythme de vie (alimentaire, sportif, professionnel, même) pour avoir l’énergie, c’est vraiment pour combattre cette sensation poisse de déprime de fatigue. Dans les pires moments, genre les périodes de taf hyper tendax où je ne peux pas dormir, je ressens comme l’envie de me rouler en PLS au sol et de pleurer pour, je m’auto-cite “faire sortir la fatigue de moi”. 

Quand t'es fatiguée
(c) Naomi August

Ne pas oublier le plaisir

En gros, le process est simple : repérer ses envies de manger émotionnelles et en comprendre les causes, c’est s’en débarrasser. Enfin « simple », y a du taf mais comprendre le pourquoi est indispensable. Mais on peut aussi céder par plaisir, sans culpabilité, parce qu’on n’est pas des robots non plus. Ah oui parce que je parlais d’envie de manger émotionnelle sur le positif et moi, c’est typiquement ces moments où je traîne en ville avec du temps. C’est tellement la fête pour moi d’avoir du temps que, généralement, je célèbre ça avec un petit cookie ou bretzel ou glace acheté sur le chemin. Et ça, par exemple, je refuse même l’idée d’y renoncer. L’essentiel, finalement, c’est d’arriver à se faire plaisir sans se faire du mal. 

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