Une maison aux Chartrons ? Presque le rêve

Une maison aux Chartrons ? Presque le rêve

Quand on a commencé à définir les quartiers qui nous intéressaient, j’en ai éliminé certains. Soit parce qu’ils nous plaisaient pas comme Le lac, Bacalan-Nord ou Cénon. Et d’autres parce que j’estime ne pas avoir les moyens. Genre les Chartrons. Quand on nous propose une petite maison là-bas, je suis très circonspecte. Les photos ne m’enthousiasment pas vraiment non plus mais il faut bien commencer quelque part. Et puis, on n’est jamais à l’abri d’un coup de cœur. 

Bordeaux les Chartrons

 

Les Chartrons, un quartier de rêve

Avant tout, les Chartrons, c’est quoi ? Laissez-moi vous le décrire avec mes mots de future Bordelaise : c’est une accumulation de rues de village. De petites rues bordées de maisons, des trottoirs qu’on a abandonnés aux roses trémières, aux vignes et aux figuiers. Nous, on marche au milieu de la route, on croise quelques vélos, de très rares voitures. Le quartier est niché entre les quais et mon jardin public adoré. Se promener dans ce quartier, c’est littéralement prendre une rasade de sérénité. Mon cousin y vit et il adore. Anaïs y a vécu aussi un an et elle regrette parfois un peu, malgré son pur appart à Bastide

On veut voir la maison des Chartrons!

Après une matinée à chiller au Parc Bordelais, très belle découverte également, on attend notre agent immobilier, bien abrité sous l’arrêt du tramway car il pleut des cordes. J’ai donc sorti mon plus beau sweat avec ma capuche oreilles de chat. Je transpire l’acheteuse sérieuse. Le voici, il nous amène dans la rue attenante au tram. Emplacement top.  Ce quartier des Chartrons, qu’est-ce que je l’aime. L’immeuble par lequel on doit passer pour rejoindre la maison est assez décrépi mais allez, on veut voir la maison ! 

Le parc Bordelais
Une petite photo du parc bordelais, au passage

Notre future demeure, une échoppe ?

Quand tu cherches à acheter sur Bordeaux, tu croises rapidement la route des échoppes. Qu’est-ce ? Ce sont des petites maisons urbaines, autrefois boutiques transformées en habitation. Le bien que nous allons visiter est donc une échoppe… divisée en deux. Mais pas juste « on coupe au milieu ». Là, ils nous l’ont fait façon puzzle mais je vais y revenir. Parce qu’on attaque fort d’entrée de jeu avec l’extérieur. Outre une sorte de cellier au toit défoncé, on a l’atout charme de la maison. Le truc écrit en gros dans le titre de l’annonce : le jacuzzi. Oui, un jacuzzi, le truc qui fait des bulles, là. Vous voyez les trucs carrés mastocs, là ? Voilà. Ça prend toute la place extérieure. Et l’agente immobilière qui « connaît bien le lieu » et qui est là aussi nous explique : »si vous en voulez pas, faudra le tronçonner. Parce qu’ils l’ont fait venir en grue ». Mais pourquoi avoir fait ça ? Vraie question, hein…

La véranda, oui, mais le reste…

Bon, on visite l’intérieur ? Alors premier très bon point : une vaste véranda. Très bien isolée de la pluie avec, notamment, un mur brut. Cependant, j’ai à peine le temps de kiffer que l’agente nous explique que pour passer les meubles à l’étage, car il y en a un, suffira de démonter la fenêtre au-dessus de la véranda, hihi. Je ? 

Véranda avec vue sur le jacuzzi

La maison biscornue

Passons dans la maison. La pièce à vivre est correcte mais la cuisine est aménagée dans un sorte de couloir sans issue. Et oui, grâce au découpage chelou, la maison dispose d’une sorte de zone longue comme ça, transformée en cuisine au rez de chaussée et de salle de bain-WC à l’étage. Je vous cache pas que ce toilette posé seul au fond d’un couloir, c’est pas ce que j’imaginais pour poser ma pêche. La chambre est correcte, avec un velux et un peu de rangements. Le pire étant l’escalier à spirale hyper étroit et galère. 

Comment aménager ce lieu ?

Quand on visite un bien à acheter, on projette ce que l’on pourrait bien faire pour rendre le lieu plus sympa. L’agente, très enthousiaste, nous invite à imaginer le cellier comme bureau pour monsieur. Moi, je suis emmerdée par les escaliers que j’aime vraiment pas et réfléchis à comment les refaire. Car le « non » n’est pas immédiat. J’aime la véranda. Je me vois y écrire des jours de pluie, posée sur un vaste divan.

Une véranda sous la pluie

Oui… mais non

La visite se termine, nous remercions l’agent immo que je vais appeler Fabien car nous allons le revoir. Nous avons deux visites planifiées deux jours plus tard dont une maison (j’insiste) qui a l’air pas mal du tout. En rentrant vers notre hôtel avant de bifurquer, finalement, vers le bassin des lumières, on débriefe. Plus on parle, plus le non est clair. Trop de travaux pour avoir un truc correct. Et surtout l’escalier est si étroit que je suis pas certaine que mon père puisse l’emprunter. Dommage, c’est la seule voie d’accès pour les WC… Quant à moi, j’ai pas intérêt à changer d’avis quant à ma non-envie d’enfant car clairement, ce serait un coup à finir ma grossesse en dormant toutes les nuits sur le canapé. Mais surtout… pourquoi le jacuzzi ? Pourquoi ? 

Et on passe direct la 4e ! 

De toute façon, on a une journée chargée le lendemain : quatre visites avec notre agent immo motivé, une autre chopée sur se loger et une maison proposée par la première agence immo de Dauneutes. Car oui, on sera 100% Dauneutes sur ces six visites. On va bien se reposer car ça va crapahuter dur. 

 

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