La pensée magique

La pensée magique

La vie, des fois, c’est usant et c’est fatigant… Bonjour, ceci est une intro pourrie. Mais en gros, on a des phases up où on veut tout remuer dans sa vie et des phases down où l’idée de remuer en-dehors de son lit nous mine. Dans ces moments-là, on aimerait bien que les choses changent dans notre vie mais sans rien faire parce que la flemme. C’est là qu’on a envie de convoquer la pensée magique qui va tout faire… sauf que ça marche pas comme ça. 

La pensée magique
(c) Almos Bechtold

Ma vie rêvée

On a tous des vies très remplies, peut-être trop, allez savoir. Du coup, cette surabondance de trucs nous plonge régulièrement dans des états quasi végétatifs et on s’abandonne à la procrastination. Ah, cette belle vie dont on rêve, où l’on serait plus mince, plus musclé.e, mieux habillé.e dans un appart toujours nickel… on écrirait, on ferait du DIY en veux-tu, en voilà ! Ah qu’il est doux de rêver de cette autre vie… affalé.e sur le divan.

Chercher l’épiphanie

La personne du divan, c’est peut-être vous, c’est certainement moi. De temps en temps, je décide donc de changer les paramètres pour une vie plus jolie. Longtemps, j’ai guetté l’épiphanie. Je savais que je n’aimais pas mon métier, que je n’étais pas à ma place. J’ai tenté le stage de yoga intensif (avec une première tentative qui a fait plus de mal que de bien), la sophrologie, le parcours “Avenir” de l’APEC… et je l’ai eue ma révélation. Moi, je veux écrire. Ah oui, j’ai couru pendant des années après une réponse que j’avais depuis environ mes 8 ans et la machine à écrire que j’avais piquée dans le cellier. Maintenant… rien. Je n’ose pas me lancer mais c’est une autre histoire.

Machine à écrire vintage

En quête d’énergie

J’ai tout essayé pour avoir l’énergie. C’est ça, ma véritable quête. Le miracle morning (que j’envisage de reprendre pour faire un peu de yoga et d’écriture dès potron-minet), le yoga, le sport, les huiles essentielles, l’alimentation. Dans ma quête d’énergie, il y avait un moment fatal, celui qui me fait culpabiliser chaque jour : la plage horaire de 14 à 16h où je ne sers à rien. C’est pas nouveau. Quand j’écrivais mon mémoire d’histoire, je tabassais de 8h30 à 13h et après le trou noir. Je ne retrouvais mon élan que vers 17h. Mais vu que j’écrivais ensuite de 18h à 23h, ce n’était pas si grave. Cependant, mon travail salarié ne me permet pas d’adopter ce rythme. Dans une vie parfaite, je viendrais le matin tôt au travail, avancerait sur une plage de 5h puis je rentrerai chez moi pour cet après-midi mou avant de me remettre à travailler. Car le fait de quitter mon poste vers 18h30 quand j’ai des trucs à faire est le pire coup d’arrêt à ma productivité. Et non, je refuse de rester jusqu’à 20h à mon bureau. Quitte à bosser toute la soirée, autant le faire chez moi. 

Rien de magique

Mais voilà, j’ai ce trou noir. Parfois, je vais jusqu’à piquer du nez ! J’essaie vraiment de travailler durant ce laps de temps mais j’arrive pas à me concentrer quoi que je fasse. Quand je peux, je planifie des tâches un peu automatiques à cette heure-là pour ne pas perdre trop de temps. Mais je cherche à être à donf quoi qu’il arrive. J’ai testé la méditation, la respiration dynamique, de mieux dormir la nuit, rien n’y fait. Alors je me suis dit qu’en arrêtant de consommer du sucre le midi… mais je n’y arrivais pas, échec complet à chaque fois. Alors ni un ni deux, je me suis trouvé une hypnothérapeute. Ces personnes ont l’air d’aider des gens à arrêter de fumer, mon histoire de dessert va être vite pliée ! Sauf que dès la première séance “y a rien de magique, ça doit venir de vous”. Oh damned.

Qui veut, peut… mais faut pas juste attendre

 Car oui, contrairement aux gens qui s’ennuient sur LinkedIn, je ne suis pas une adepte du qui veut, peut. Vouloir, c’est déjà pas mal, hein, mais rien ne tombe tout cuit dans le bec. Sauf coup de pot extraordinaire. J’ai découvert il y a peu que dans le monde du développement personnel, nous avions une sorte de mouvement sur “les lois de l’attraction”, un énorme n’importe quoi à base de physique quantique. De façon générale, je me méfie énormément des gens qui parlent de physique quantique sans être expert, ça fait tellement “vu que personne n’y pine rien, je vais prendre ça et faire mon docte”. Des gens ont écrit un livre avec toute une histoire d’atomes et de je ne sais quoi pour expliquer que si tu veux un truc, demande à l’univers. 

L'atomim de Bruxelles

Alors dans l’absolu, je n’ai aucun souci avec le principe de demander quelque chose à l’univers, Dieu ou qui vous voulez. Croire qu’on peut obtenir ce que l’on souhaite me paraît faire partie de la voie du succès. Cependant, il faut aussi savoir se montrer réaliste. Je veux vivre de mon écriture ? Ah ben je pourrai prier tout ce que je veux, si j’envoie pas mes manuscrits à qui que ce soit, je vous garantis qu’il ne se passera rien. 

Il suffit de vouloir

J’ai la sensation que dans cet univers du bien-être, du coaching de vie, développement personnel, il y a toujours une empreinte un peu magique. Il suffit de pour. Je l’avais vraiment ressenti dans le Miracle morning. Alors oui, changer un paramètre peut modifier les choses et aboutir à un succès. Mais ce n’est en aucun cas garanti. Le coaching donne quelques clés (et je pense que les bouquins sont forcément incomplets car aucune adaptation au cas de chacun car nous avons tous et toutes des contraintes) mais personne ne pourra faire le taf pour vous. C’est pour ça que je roule toujours un peu les yeux au ciel quand j’entends les coachs de Youtube balancer des “c’est ma méthode infaillible”. 

La méthode magique pour réussir
(c) Daria Nepriakhina

Rien n’est infaillible. Ce qui marche pour toi ne marchera peut-être pas pour moi, ton voisin, le mec en face de toi dans le métro… Et parfois, l’échec en dit plus long que la réussite.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *