Maelström de sentiments, entre excitation et nostalgie

Maelström de sentiments, entre excitation et nostalgie

J’ai hésité à publier cet article ici ou sur Raconte moi des histoires mais en fin de compte, le voici, là. Car on va parler de sentiments, de période intense de vie. Un truc qui colle bien avec le développement personnel ou presque. Etant dotée d’une solide mémoire, j’ai une malle à trésor mentale dans laquelle je range les mille sentiments qui ont pu m’agiter, au cas où ça me servirait dans un roman. Et là, je vis une période folle qui me situe, sentimentalement parlant, entre l’excitation et la nostalgie … et sans doute un peu d’épuisement. Comme dirait mon adoré, “en 2022, on dort !”. Parce que oui, à l’heure où cet article est publié, nous sommes à J-16 de notre nouvelle vie et c’est… hiii. Dans tous les sens du terme.

Entre excitation et nostalgie
(c) Mert Guller

La belle vie arrive en mode imminent

Résumé des épisodes précédents : on quitte Paris. J’aurai donc vécu 16,5 ans dans la capitale. Mon mec, environ 40 ans, ahah. Ce n’est pas ma première grande transhumance puisqu’il y a 16,5 ans, donc, j’ai quitté Toulouse pour Paris. Le 28 mars 2005, précisément. Et je rendrai les clés de mon dernier appartement parisien le 28 décembre 2016. L’amoureuse des chiffres que je suis frétille. D’ailleurs, nous nous sommes pacsés un 28 aussi, Saturnin est né un 28 et euh… bon, c’est tout. Je ferme donc un gros gros chapitre de ma vie. Avec exaltation car je n’en peux plus de cette vie de fou que nous impose la capitale. Je veux de l’air, de l’espace, de la verdure et la mer à une heure de TER. Je veux des pistes cyclables pour aller au boulot en vélo ou des transports en extérieur pour rêvasser en regardant au dehors. Et un jardin où les rouges-gorges viennent faire des coucous et un petit parc voisin où les papillons font la loi tellement ils sont nombreux. Cette vie-là sera mienne dans quelques semaines à présent. Je sais que je serai objectivement plus heureuse. Tout le monde a l’air de le savoir vu qu’on me l’assène avec sourire “tu seras tellement bien là-bas”. Je n’ai jamais été Bordelaise mais il semble évident que, désormais, ma place est là-bas.

Le rouge-gorge de mon jardin

C’est la totale excitation

Alors forcément, je ne suis qu’excitation. Déjà, je vais avoir mon bureau. Un espace entièrement dédié à mes créations… bon à mon télétravail aussi et qui servira ponctuellement de chambre d’amis, ok. Un espace avec vue sur le jardin. Je sais pas expliquer mais je sens comme des vibrations positives. Je sens que je vais avoir plus de temps pour tout ça. Et ce n’est pas tout. Outre le jardin plein de végétation où je pourrai prendre mon bol de vert absolument quand je voudrai, on a un marché à dix minutes à pied de la maison et un grand frais à 15 mn en bus ce qui signifie clairement que je vais pouvoir un peu bichonner ce corps maltraité par un an et quelques de boulot toxique, d’impossibilité de prévoir, d’angoisse sanitaire… On reparlera des résolutions 2022 mais clairement, mon corps va avoir droit à tous les égards, je vous le dis !

Mais je suis un peu nostalgique

J’ai envie d’y être, j’ai envie de commencer cette nouvelle vie. J’ai même hâte de commencer mon nouveau boulot, pour dire. Même pas peur de partir car : je pars avec mon adoré et nos deux chats, j’ai ma besta qui vit sur place et, je n’ai de toute façon que très peu de vie sociale parce que j’aime marcher seule en rêvassant. Cependant, je ressens aussi une pointe de nostalgie. J’en avais déjà parlé sur ma “tournée d’adieux”. Déjà, seum 1 : y a plein d’endroits où je voulais aller faire des photos Playmo and co et j’ai pas eu le temps. De 2, à chaque fois que je me rends quelque part, je vis intensément le truc en mode “ah, c’est peut-être la dernière fois”. Je passe mon temps à dire au revoir à tout, à tout saluer alors que… Point 3, je vais revenir ! 

Paris, je te quitte

Ma vie parisienne n’est pas tout à fait finie

Car oui, j’en ai pas 100% fini avec la vie parisienne. Bon, peut-être par le travail vu que je vais bosser pour une antenne bordelaise d’une grosse agence mais surtout… pour la comédie musicale ! Et j’ai une grosse nostalgie en préventif sur le sujet. J’ai donc décidé de poursuivre avec la troupe de l’an dernier parce que je les aime fort, à la base. Vu que je savais que j’allais quitter la région en décembre, ça me paraît jouable de faire quelques allers-retours d’ici la fin de l’année. Mais l’an prochain ? Il y a quelques cordons, comme ça, que j’ai un peu de mal à couper. 

Un moment assez doux

Mais c’est doux, tous ces sentiments. Parce que ma nostalgie est caressante. Je me promène dans des lieux que j’ai fréquentés tantôt et je fais des clins d’oeils à des moi du passé. J’ai  limite envie de profiter d’en avoir plus rien à foutre de mon taf pour partir beaucoup plus tôt et faire deux ou trois pèlerinages devant des lieux où j’ai bossé ou des lieux où j’ai vécu. Juste pour dire au revoir. Parce qu’autant la Tour Eiffel, sur laquelle je suis montée il y a quelques jours, je la reverrai, autant certains quartiers résidentiels… Mais au pire, j’irai pas et c’est pas grave. Parce qu’entre revoir des apparts où je n’ai pas que de bons souvenirs (surtout le premier) et aller faire quelques photos Playmo devant des sapins, ma cause est choisie.

Ma playmo devant un sapin

En attendant, je fais les cartons. Et on va en reparler de ça, aussi.

 

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