Coincés à Florence « grâce » à Vueling

Coincés à Florence « grâce » à Vueling

Le 12/05/19 – Fin de séjour. Après un délicieux après-midi au jardin de Boboli, nous voici arrivés à l’aéroport. Acte un : on prend un petit café, je le sirote en mode “je m’endors sur la table”. Puis on rentre dans le tunnel des activités classiques de l’aéroport : on passe la sécurité, petit tour au duty free où on craque pour un gros paquet de biscuits et de l’eau. Puis on s’installe dans la salle d’embarquement, attendant notre vol opéré par Vueling. Jusque là, tout va bien.

Vueling vol Paris-Florence
A l’aller, tout s’était bien passé…

Retard au décollage

Je traînasse sur les réseaux sociaux et mails quand je repère un mail de Vueling m’informant que nous aurions une heure de retard au décollage. Oh, la flemme ! Déjà, j’étais un peu contrariée car j’avais pas eu trop de choix pour le vol retour niveau horaires. Enfin, dans la mesure où j’avais pas eu envie de payer 1000 € A/R avec Air France. J’avais donc opté pour Vueling, compagnie que je connaissais déjà puisque je les avais déjà pris pour Barcelone, Séville, Lisbonne et sans doute d’autres destinations mais flemme de chercher. Et à part une heure de retard pour aller à Barcelone en 2016, rien à déclarer. 

Un avion qui roule

On attend, on attend puis vient enfin le moment d’embarquer. Ouf, on est dans le dernier vol de la soirée ! Petite routine d’embarquement : on s’assoit, on boucle notre ceinture, les démonstrations de sécurité débutent alors que l’avion commence à rouler doucement. Puis on s’arrête un petit moment. Bon, il doit encore y avoir du monde sur la piste. Il me semblait que non mais je suis pas contrôleuse aérienne… On recommence à rouler et on se met en position pour le décollage. Aaaaah ! Bon, ça traîne un peu, l’avion est secoué par des bourrasques de vent. Bien, je me prépare à un décollage mouvementé. On se remet en branle et là “Bonsoir, ici votre commandant de bord…”

Nuit bonus à Florence !

Alors j’ai une petite culture aéronautique et je sais que le décollage et l’atterrissage sont deux étapes fort délicates. Pas un moment où les pilotes sont dispos pour raconter leur vie, quoi. “Blablabla, le vent, blablabla Orly fermé, blablabla vol annulé.” Bordel de merde. Dans ma tête, le calcul est vite fait. On était dans le dernier avion, il ne part pas… on va passer la nuit là. Tatantan !

Bataille pour un voucher

Cette situation, je ne l’avais jamais vécue. Je me disais toujours “hihi, un jour de vacances en plus, qui va se plaindre ?”. Ouais et bien pas du tout. Trois heures d’attente à l’aéroport avec des gens qui te marchent dessus pour avoir les vouchers pour l’hôtel en premier. Il y a ceux qui gueulent, font un scandale, déclarant des “ah ben avec [nom de compagnie au hasard], ça ne se serait pas passé comme ça, hein !” Le tout vociféré à la tronche de la seule hôtesse, secondée par deux mecs de l’aéroport… ah ben oui, tout est fermé, nous étions le dernier vol… Pendant l’attente, je consulte mes mails. Ah on a un vol de remplacement, on part de Rome à 9h30. Ah ok mais on est à Florence, là. Bref, à minuit, on finit par atterrir dans un hôtel Ibis où on nous file une collation… un kit kat, une galette de riz et une bouteille d’eau. De toute façon, pas le temps de manger, on veut se coucher car… on est cueillis par une navette à 4h ! Pour rejoindre Rome ! Nom de Dieu.

Kitkat et galette de riz
On avait eu un voucher aussi pour s’acheter à manger à l’aéroport mais vu qu’on s’est pas battus pour doubler tout le monde, on l’a eu quasi en dernier et c’était l’heure de partir à l’hôtel

Et bataille autour de taxis

Donc on “dort” de 1h à 3h du mat. A 4h, on est tous à se peler les miches sur le trottoir à attendre et… ce sont des taxis qui se pointent. Faut vraiment arrêter les films où les gens s’entraident en cas de crise parce que c’est vraiment du mensonge. Les gens se jettent sur les taxis comme une meute de lionnes sur une pauvre antilope blessée et y avait tellement aucune pitié que les gens qui avaient leur vol à midi se pressaient sur les taxis sans laisser leur place à ceux qui partaient à 9h30. Je hais les gens. 4h45 (…), on monte enfin dans un taxi qui nous dit qu’on devrait en avoir pour 3h30. On a mis 2h30… mmm. Bref, avion, dodo, une journée de congés gaspillée… alors que j’en ai relativement peu.

La Croatie vue du hublot

Vueling et moi, c’est terminé

Alors est-ce qu’on peut en vouloir à Vueling ? Si on considère que si on avait pas eu l’heure de retard initiale, on serait partis suffisamment tôt pour ne pas risquer d’arriver sur un aéroport fermé. Et surtout, ils nous ont balancé à Rome en nous racontant que tous les vols du lendemain étaient annulés à cause du vent. Faux ! Le vol de 6h45 est bien parti… certes avec 1h de retard mais il est parti. Oui, j’ai vérifié. Tu rajoutes à ça l’odiosité des gens qui se sont tous rués sur les guichets sans respecter la queue, à vouloir qu’on s’occupe d’eux en priorité… Et là, la compagnie n’a jamais rien fait pour discipliner un peu tout ça. Battez-vous, c’est plus notre problème. Evidemment, j’ai jamais réussi à me faire rembourser. Bref, Vueling, plus jamais.

Mais on reviendra en Toscane ! 

A l’arrivée, j’étais un peu déçue de ce finish moisi qui nous a fatigués et a temporairement le goût du voyage. Mais avec un peu plus de recul, et de sérénité, oui, Florence était aussi bien que je l’imaginais et je compte bien y retourner ! En passant par Pise, par contre. Le tout au coeur d’un joli périple en Toscane. Ah, oui, ce mot reste toujours aussi doux à mon oreille

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