Une seconde par jour : un défi nul

Une seconde par jour : un défi nul

On arrive petit à petit vers ma période préférée des fêtes : les bilans et les résolutions. En fait, cette année, j’ai dépiauté un calendrier de l’Avent (deux en fait) pour la première fois de ma vie et j’appréhende vachement le 28 décembre. Oui, avant, je serai en vacances donc ça ira. Du coup, pour anticiper un peu cette perte de sens dans ma vie actuelle, je me fais un petit bilan avec mon projet “une seconde par jour”, une vidéo collectant une seconde par jour durant un an. Ou comment je réalise que la vie, c’est souvent chiant.

Une seconde par jour
(c) Luis Quintero

Filmer une année qui s’annonçait exceptionnelle !

J’ai entamé ce projet avec enthousiasme. Dès le premier janvier, je filmais… mon chat. Ouais, il fut un temps où je voulais faire du 1er janvier une pure journée en mode “ça va donner le ton de l’année” mais ça finit toujours en pyjama-glandouille. Pour cette année, j’ai une petite idée balade mais on verra. J’ai entamé ce projet avec toujours cet enthousiasme de la nouveauté qui me caractérise si bien, entre Lune de miel et fuite en avant. Surtout que 2020 s’annonçait haute en couleur. New-York puis le Japon, ma vidéo de l’année allait être fantastique…

L’an prochain, je doublerai le travail

J’ai tenu. J’ai un peu triché parfois, filmant plusieurs choses durant une même journée pour nourrir un peu le truc mais globalement, j’ai tenu. Je vous montrerais bien le résultat mais vu que l’on y voit beaucoup trop mon décor quotidien, je vais éviter. Parce qu’autant publier mon adresse et celle de mon boulot dans la description, ça irait aussi vite. Je la publierai sans doute sur mon Facebook à mon vrai nom ou je la garderai pour moi. Et l’an prochain, j’en ferai une “vraie moi” et une 100% Nina avec écriture, DIY, playmos et voyage. Sans les immeubles où je travaille, sans les recoins de mon quartier. 

Pourquoi s’imposer ça alors que c’est relou

Mais ? Il y a un truc chelou dans cette histoire. D’abord, je dis que c’est nul et après, j’envisage d’en faire deux par semaine ? Est-ce que c’est du masochisme ? Non. Ca reste un défi. D’abord, je suis pas une vidéaste, j’ai très peu le réflexe de filmer et quasi un an plus tard… toujours pas. Alors que la vidéo est une matière intéressante en terme de narration. Et oui, la narration…

Ecrire avec un petit chat mignon

Vivre les moments ou les filmer ?

Parce qu’autant vous dire qu’en 2020, j’ai galéré. Déjà, ça a mal commencé : avec les grèves, je restais enfermée chez moi et mon mec ayant commencé avec le dos bloqué, on ne sortait pas. Puis mi-mars, vous-mêmes, vous savez. Sérieux, j’ai dû filmer le moindre centimètre carré du jardin de la résidence ! Heureusement, on est un peu partis à la mer et en Crète parce que sinon… Une fois de plus, ce genre de petit exercice me rappelle à quel point le quotidien, en vrai, c’est pas fifou. Surtout qu’en parallèle dès que je passais un temps sympa avec des gens, je ne dégainais pas mon téléphone pour filmer ça, je profitais plutôt du moment. Alors pourquoi m’imposer un truc qui souligne à quel point ma vie est monotone quand on la prend en jour après jour, excepté pendant les vacances.

En fait, la vie c’est pas si chiant

Et bien, outre la narration d’une vie ordinaire, ça dément un peu cette histoire là. Un peu comme feu mon journal d’accomplissement qui ne servait qu’à me prouver que je faisais plein de choses dans la journée. Mes petits films, ça va juste me prouver que même si le quotidien, c’est chiant… y a quand même des moments bien sympas. La seule petite triche ? Faire plusieurs vidéos dans des moments sympas histoire de les étaler sur mon année en vidéo. C’est ça ou une vidéo d’un de mes chats qui dort, alors…

Petit chat trop mignon

Bref, tout ça pour dire que la vie, souvent, c’est pas trépidant et c’est plutôt une bonne nouvelle, quand on y pense. 

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