Salle de sport : stop ou encore ?

Salle de sport : stop ou encore ?

Alors que je suis sur les starting-blocks pour démarrer ma vie plus jolie édition 2020 (la première semaine, ça compte moyen), j’essaie d’organiser mon agenda sportif. Alors lundi, c’est yoga, mardi, piscine, mercredi, c’est danse, vendredi, danse et yoga puis dimanche, la danse de la comédie musicale. Relâche les jeudi et samedis. Puis de la marche les jours ouvrés. Mais du coup, dans ce joli planning ambitieux, une grande absente : la salle de sport. Est-ce que je l’abandonne du coup ?

Aller à la salle de sport, vélo elliptique
(c) Sule Makaroglu

Salle de sport vs flemme

J’ai toujours eu un rapport un peu compliqué avec les salles de sport : flemme d’y aller, ennui pendant que j’y suis mais bien-être une fois que j’ai bien transpiré. Pendant huit ans, j’y allais avec mon amie Anaïs, une fois par semaine. Juchées sur nos vélos elliptiques, on papotait. Dépense calorique : pas ouf. Mais l’avantage, c’est que l’on se voyait régulièrement et que c’est toujours mieux que de siroter des cocktails… ce qui nous arrivait parfois quand la motivation nous abandonnait. 

J’y allais parfois seule. J’y allais entre midi et deux quand je voulais pas manger avec mes collègues, faisant du tapis ou du vélo elliptique. Pour le tapis, je marchais. J’ai mis trois ans à lâcher la barre centrale alors courir… non parce que j’ai déjà vu quelqu’un tomber et se faire éjecter et comme je suis une phobique de la chute… Je faisais aussi du rameur, du vélo elliptique transversal… enfin, je sais pas du tout comment ça s’appelle, la machine qui simule le roller, là… Je me fais des petits menus pour faire mon heure de sport.

C’est l’ennui…

Mais là, je cale. Pourquoi ? Parce que globalement, je m’ennuie. J’ai bien tenté le livre audio et c’est effectivement une bonne façon de passer l’heure de gigotage mais quand même, je vois les minutes passer. Ce qui n’est pas le cas quand je marche, je danse, je fais du yoga. Le problème de la salle, c’est que j’ai pas tellement que ça m’apporte un truc. Je n’ai pas besoin d’y aller pour écouter de la musique ou un livre audio. Et je peux me dépenser en marchant. Alors ouiiiiii, je suis d’accord que marcher trente minutes, ça n’a pas le même impact que trente minutes d’elliptique. Si je prends un site lambda pour faire un équivalent de dépense calorique, je dépense en moyenne 3,3 fois moins de calories en faisant de la marche plutôt que du vélo elliptique.

Entraînement à la salle de sport
Moi, je suis une des 2 meufs derrière qui galère
(c) Guillaume Bolduc

Oui mais… aller à la salle m’ennuie. Littéralement, je veux dire. J’ai la chance d’habiter juste à côté donc quand j’y fais un saut, je peux le faire sans avoir besoin de me changer. Mais déjà, y a comme une petite charge mentale : est-ce que je vais avoir les machines que je veux ? Non parce qu’autant quand j’y vais en journée ou à l’heure du déjeuner (ça dépend des salles), j’ai l’appareil que je veux mais le soir… Et devoir poireauter tout en surveillant ceux qui tournent autour de l’appareil que tu as repéré pour tenter de te le subtiliser sous le nez, c’est à peu près l’inverse de la détente que j’attends du sport. Surtout que ce peu de machines disponibles à un effet kiss kool : les gens qui abandonnent leur appareil pour se ruer sur celui qu’ils voulaient vraiment sans nettoyer l’appareil qu’ils viennent d’utiliser. Dans la salle en bas de chez moi, quasi personne ne nettoie après l’utilisation, c’est dégueulasse. Et enfin, je sais même pas si j’utilise les appareils correctement, au risque de me blesser. Genre le rameur, il paraît que personne ne sait en faire comme il faut.

Affronter le regard des autres

Après, évidemment, il y a toujours les regards un peu insistants alors que t’es transpirante et que tu te sens au top de ta crasse. Et encore, j’ai de la chance : je ne fais pas de muscu donc pas de fight avec les costauds du coin qui veulent ma place. Ni de conseils non sollicités… alors que bon, si je fais pas de la muscu, à la base, c’est que je sais même pas comment marchent ces machines. Et j’ai pas de complexes particuliers sur mon poids et ma silhouette. Enfin, pas plus que n’importe quelle femme vivant dans une société où on lui donne pour objectif de ressembler à une adolescente de 14 ans encore amincie par la magie de Photoshop. Du coup, je ne me sens pas “illégitime” ou mal à l’aise quand je me dandine sur mon appareil. Après, j’ai eu un vélo elliptique chez moi mais je m’en suis servie à trois fois avant de lui rendre sa liberté sur le trottoir. En espérant qu’il soit recueilli par une famille aimante plutôt que par le camion des encombrants.

On lâche l’affaire ?

Mais est-ce que ça colle vraiment à ce que je veux ? Je ne veux pas faire de sport pour perdre du poids mais pour me dépenser et ressentir du bien-être. J’adore marcher car ça m’aère et c’est une activité contemplative parfaite ou mon cerveau carbure à fond. Au point que j’envisage vraiment de faire des “marchés parlés” dont j’avais déjà parlé mais j’assume moyen de parler à haute voix dans la rue, même si je fais semblant d’être au tel. Le yoga m’ouvre les chakras (l’ouverture des hanches, c’est la vie), la danse me met de bonne humeur. La salle… ça me donne de l’énergie mais pas de ouf. En fait, le seul avantage, c’est que c’est juste à côté de chez moi. Alors, j’abandonne ?

3 Replies to “Salle de sport : stop ou encore ?”

  1. Stop.
    J’y vais plus pour les raisons que tu cites, je me fais chier.
    En plus t’as déjà blindé ta semaine, va falloir tenir le rythme sur la durée.

    1. Oui ! Là, c’est vraiment le petit démon sur l’épaule qui me dit « oui mais c’est juste à côté, tu pourrais y faire un saut, des fois ». Mais franchement, j’y prends pas plus de plaisir que ça. Et encore, elle est low cost la mienne

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