Qu’ai-je fait quand j’avais le temps ?

Qu’ai-je fait quand j’avais le temps ?

Ah, nostalgie de ce temps où j’avais du temps pour moi. Hé oui, souvenez-vous, cet été, j’ai eu sept semaines de liberté, sans charge mentale du boulot ni rien, une pure liberté. J’avais promis de faire un petit bilan parce que pour une fois que j’avais une certaine liberté d’organisation, voir ce que j’en faisais. Et c’est intéressant. Alors qu’ai-je fait quand j’avais le temps ? Spoiler : pas grand chose.

Quand j'avais le temps de flâner dans Paris

Vacances, safaris photo et exercices de recrutement

Bon, ce n’est pas tout à fait vrai. Déjà, je suis partie en vacances. D’abord à Toulouse puis dans les Pyrénées-Orientales et ensuite en Crète mais je vous ai pas encore raconté. Déjà, là, on perd quasiment trois semaines sur les sept. Ensuite, je me suis fait quelques safaris photo Playmo… safari photos tout courts, je vais finir par shooter le moindre centimètre carré de Paris. Une petite matinée au spa avec un jacuzzi et un massage d’une heure. Rajoutez à ça l’administratif pour mon nouveau taf et un exercice à rendre pour un entretien, on en arrive à quatre semaines. Oui, j’ai fait un exercice alors que j’avais accepté un poste ailleurs mais je tenais à le faire pour voir. J’ai fait un bilan superbe, tout ça pour me faire entendre dire que finalement, ils allaient prendre quelqu’un de plus junior… Les phases de recrutement me font toujours un peu douter de la gentillesse humaine, voyez.

Ecrire un roman et lancer des blogs

Bien, il nous reste donc trois semaines. Ouah, trois semaines, ce serait le temps pour écrire un roman si j’y consacrais mes journées ou une large avancée dans la correction de Technopolis V1 pour enregistrer la version audio. Et je devrais avoir mille articles prêts pour mon blog en avance, j’aurais fait au propre la migration des articles des Vingtenaires vers mes nouveaux blogs. Et j’aurais fini de passer mes certifs Google ads, lancé mon blog pro et mon blog voyage… Mais pas du tout. Je crois même pouvoir dire que j’ai jamais autant procrastiné, offrant au Dieu Candy Crush beaucoup (trop) de mon temps libre. Ah oui, je suis retombée en plein dedans, les gars.

Sièges pour paresse estivale

Pourquoi cette procrastination

Et comme toujours, quand je me vautre dans la procrastination, je me dis qu’il y a un truc à creuser. Et même deux, en fait. D’abord j’ai envie de faire trop de choses et pas le temps qui va avec puisque même une journée totalement libre, j’aurais du mal à tout gérer. Mais en vrai, j’avais une préoccupation. Comme une petite carie qui dérange un peu sans qu’on sache trop ce qui titille. Parce que lors de mon dernier entretien pour mon nouvel emploi, le PDG avait dit un truc bizarre quant au départ du mec que je dois remplacer. Une phrase ambivalente mêlée à ma paranoïa professionnelle, c’est autant d’énergie dépensée à essayer de calmer mes angoisses. Alors qu’en vérité, j’avais parfaitement compris qu’il y avait un loup. Finalement, la prochaine fois, je laisserai ma paranoïa chevaucher son poney sauvage à travers les landes de mon imagination. Ca m’inspirera peut-être un roman…

Rupture du stress

Et puis reste le dernier élément que j’avais un peu sous-estimé : les nerfs. Ou plutôt la fameuse rupture du stress. Depuis le début de la gangue, j’étais dans un état de nerfs pas possible. J’en avais même pas forcément confiance, d’ailleurs. Mais forcément, quand tu sors d’une situation agaçante, ton corps se relâche et… c’est plus facile de glander voire d’aller faire une bonne sieste que de prendre sa vie en main. Surtout que je suis toujours dans une éternelle projection qui paralyse un peu. Une sorte de peur de prendre goût de cette vie semi-oiseuse. A présent que j’ai du travail pour de vrai, je vous confirme, on y prend vite goût.

Cet été où j'avais le temps

Et tout va bien

Bref, j’ai rien fait mais le point à retenir, c’est que… je m’en tamponne le coquillard. Finalement, j’ai pas fait le tiers (le quart ?) de ce que j’avais prévu mais j’ai gagné un truc. Un truc essentiel. Des belles photos parisiennes et des vacances parfaites, oui. Mais surtout je me suis foutu la paix. J’ai pas fait tout ce que je voulais faire. Hé, il me reste encore plein de durée de vie pour le faire. Tout va bien. Finalement, y aura deux ou trois trucs positifs sur cette année 2020…

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