Le grand bain : un grand oui

Le grand bain : un grand oui

Lors de notre voyage en Egypte, nous avons découvert avec surprise que l’avion était équipé d’écrans et que nous allions pouvoir mater un film ou deux durant le trajet. Je jette mon dévolu sur Le grand bain, film qui m’intriguait un peu car ça se passe dans une piscine donc déjà bon point et j’en avais lu de bonnes critiques. Mais : film choral, Guillaume Canet et Gilles Lellouche. Alors, le grand bain ? J’ai bien aimé.

Le grand bain, le film choral réussi

Normalement, j’aime pas les films choraux

Alors on va balayer le négatif comme ça, ce sera fait. Alors côté réalisation, y a deux ou trois plans et effets de style que j’ai pas saisi. Genre quand Bertrand arrive pour la première fois au cours de natation, y a un violent zoom sur Delphine, j’ai pas compris. Bon, au vu de ma cinéphilie, il est possible que j’ai raté une référence mais ça m’a un peu fait sortir du film en mode “wuuuut ?”.

Ensuite, le film choral. Je n’aime pas ça pour deux raisons : d’abord parce que c’est souvent un film de copains et tu te sens parfois de trop (typiquement Les petits mouchoirs, j’avais l’impression d’être prise en otage par une bande de potes bien connards parigos insupportables. D’où ma réaction négative quand je vois Lellouche et Canet inscrits sur la même affiche), tu n’as pas le temps de connaître les personnages. Et c’est quand même pas mal le cas ici puisqu’à part Bertrand, Laurent, Marcus, Simon et Thierry et relativement Delphine (qui est absente pendant la moitié du film quand même), les autres, tu sais pas grand chose sur eux. Pour dire, il me semble que le prénom d’Amanda n’a été prononcé qu’une seule fois. D’ailleurs, on ne saura jamais pourquoi elle est en fauteuil mais ça, je peux l’admettre car le pourquoi n’a pas vraiment d’importance dans le film.

Un casting féminin 5 étoiles

Maintenant, le positif. Je ne m’y attendais pas mais je me suis marrée, vraiment. Bon, déjà, Amanda est géniale. Quand j’avais vu la bande-annonce, j’étais un peu saoulée de voir Leïla Bekhti en train de hurler. Décidément, elle était abonnée aux rôles de connasse, la pauvre. Alors qu’elle a l’air douce comme du miel (oui, c’est un de mes crushes people, laissez-moi)… Mais je crois qu’elle provoque les ¾ des éclats de rire du film. De façon générale, les actrices principales sont des personnes pour qui j’ai une sympathie naturelle. Virginie Elfira, t’as toujours envie de l’adopter comme ta meilleure amie et Marina Fois, c’est un peu la grande soeur ou la jeune tante un peu folle avec qui tu te marres bien dans les dîners de famille, voyez. Donc casting féminin, parfait. 

Le casting masculin n’est pas en reste non plus même si j’ai parfois l’impression que ces acteurs ont toujours peu ou prou le même rôle. Amalric est l’éternel dépressif, Canet, le connard gueulard, Katerine, l’OVNI… Y a que Jean-Luc Anglade qui a perdu son statut de beau-gosse pour celui de has never been. Mais après, ils sont tous impecc dans leur rôle. Poelvoorde aussi. Même si je me rends compte en écrivant cette chronique que j’ai assez peu de souvenirs de son personnage, finalement.

Feel good movie

Mais surtout, Le Grand bain est un feel good movie. Un feel good movie avec une collection de dépressifs à la coiffure alternative qui remuglent le chlore, certes, mais un feel good movie quand même. A la fin, je voulais trop m’inscrire dans un club de natation synchronisée. Mais un cours comme eux, à la cool, pour se faire des potes et oublier les soucis durant une heure. Du coup, est-ce que je conseille Le grand bain ? Oui, ça me paraissait assez évident. Il y a quelques maladresses certes mais pour un premier film, c’est une jolie réussite.

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