La gratuité de l’écriture

La gratuité de l’écriture

J’aime écrire. Depuis ma plus tendre enfance, j’écris. Je me souviens d’avoir mis la main sur la machine à écrire familiale à 8 ans, un vrai trésor. Je l’avais installée dans un coin de ma chambre, devant ma fenêtre, et j’ai commencé à écrire. Quelque chose de très enfantin, forcément, à cet âge là… mais j’avais découvert ma passion: l’écriture. Et sa gratuité

La gratuite de l'écriture - machine à écrire
(c) Rawpixel

Parfois, je me demande “à quoi bon” se lancer dans telle ou telle activité. Mon temps est précieux, est-ce que ça vaut vraiment la peine de me lancer là dedans ? Et c’est ainsi que je lâche régulièrement certaines de mes lubies. J’ai longtemps voulu apprendre le russe puis un jour, je me suis dis que ça ne me servirait pas alors autant laisser tomber.  Enfin, c’est pas tellement que ça ne me servira pas, ça fait toujours chic sur le CV. Mais tant de travail pour ne jamais avoir l’occasion de pratiquer, mmm… Quitte à avoir une culture linguistique, autant se pencher… bah sur la linguistique, justement.

Ecrire par pur plaisir

Et l’écriture alors ? Pas de place sur mon CV, j’ai viré mon blog (je remettrai ceux que j’aurai créé en mode “t’as vu, je fais du SEO”), je mets bien “écriture” sur mon CV mais personne n’a jamais voulu en savoir plus. Et c’est pas bien grave car j’écris par gratuité… et pas que les romans d’ailleurs.

Parfois, je me demande pourquoi je continue à écrire mes blogs. J’essaie d’avoir de la discipline, d’ailleurs : j’ai mis en place un planning de publication que je suis à peu près. Bon, je ne me rends pas malade non plus, hein, si y a une semaine sans articles, c’est pas grave. Pourquoi j’écris ? D’abord pour moi, certes, j’aime mettre de l’ordre dans mes idées, mais aussi… pour quelqu’un. Pas quelqu’un de défini. Mais parfois, j’ai du mal à mettre des mots sur certaines sensations, parfois, j’ai l’impression d’être seule dans ma galère et découvrir le récit de quelqu’un qui est passé par le même calvaire que moi, c’est tellement rassurant.

Ecrire en attendant d’avoir le courage d’être lue

En fait, je crois qu’on ne doit pas considérer les choses en fonction des bénéfices qu’on en attend mais pour le plaisir que l’on en retire. Pourquoi j’écris ? Parce que j’aime ça, parce que j’écris un roman qu’il me plairait de lire. Et peut-être que d’autres aimeraient lire mais pour ça, faudrait déjà que j’ai le courage de me faire lire par d’autres… et c’est toujours pas gagné. Mais comme j’écris non pour la destination mais pour le voyage, finalement…

Technopolis, roman de Nina Bartoldi
(Je suis assez fière de la couverture par contre, essentiellement parce que le rendu est totalement accidentel)

Mais c’est pas pour autant que je ne vais pas vous partager ma volonté d’arriver à écrire régulièrement que je ne vais pas tenter l’aventure de l’autoédition à fond, même si j’ai vendu pour l’heure un seul exemplaire de Technopolis (et c’est moi qui l’ai acheté, mmm…). Après tout, peut-être qu’en lisant mes petites histoires d’écriture, je donnerai de l’énergie à quelqu’un de plus audacieux que moi qui finira par se faire publier… Ce serait pas si mal, comme conclusion.

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3 Replies to “La gratuité de l’écriture”

    1. Ah oui, absolument pour le thérapeutique. Puis j’aime bien coucher mes histoires par écrit. Peu importe qu’elles finissent publiées ou oubliées sur mon ordi, ce n’est pas cette finalité qui m’intéresse.

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