Qu’il est dur d’être son propre community manager

Qu’il est dur d’être son propre community manager

Longtemps, je fus community manager… et toutes ses déclinaisons. Social media manager, chef de projet social media, social media strategist, consultante social media, experte social paid…  il paraît qu’il existe des différences entre tout ça mais en vérité, ça dépend surtout de la boîte qui embauche. Mais on s’en fiche, c’est pas le sujet. La question est « comment qu’on fait pour être son propre community manager ? ».

Community manager écrivaine
Parfois, je partage quelques « nice places to write » comme ce AirBnB à Amsterdam


J’ai été élevée dans le culte de la modestie. Ayant entendu depuis ma plus tendre enfance que ceux qui fanfaronnent sont des connards (ou connasses même si ça me paraît un peu plus masculin comme comportement), je lève toujours un peu les yeux au ciel face à ces gens qui se vantent en permanence. La fierté de soi est un péché pour moi.

Se mettre soi-même des bâtons dans les roues

Et en même temps, faudrait que je me secoue un peu. J’arrête pas de faire ma petite romancière sur mes blogs mais :

  • Je n’ai jamais envoyé quoi que ce soit à un éditeur de ma vie
  • … pire, j’ai planté deux éditeurs qui m’avaient contactée à la grande époque des vingtenaires et qui voulaient adapter mon blog.
  • J’ai royalement vendu 3 exemplaires de mon roman de jeunesse en auto édition… roman que j’assume à peine car écrit à 19 ans, âge de la niaiserie. Ce roman était censé me servir de terrain de jeu, il se révèle être une splendide branche d’ortie pour mes autoflagellations à base « tu écris de la merde et personne ne veut la lire » alors que je n’arrête pas de dire que c’est un roman de jeunesse avec tous les défauts que ça implique. Et en vérité, je l’ai tellement publié à l’arrache que des chapitres commencent en plein milieu d’une page et le quatrième de couverture ne voulait rien dire. Y a que la couverture que j’aime un peu bien.
  • J’ai la flemme de faire le job et je m’en empêche même. Je me suis acheté un exemplaire de Technopolis pour faire quelques photos genre à Noël ou en Egypte, je n’en ai rien fait. Je devrais me mettre plus souvent en scène dans mon écriture mais je me dis que tout le monde s’en fout. Pire, que ça va faire lever les yeux au ciel des membres du culte de la modestie.

Technopolis, roman de Nina Bartoldi

Quand tu as toujours tout eu sans rien faire


Mais en fait, on s’en fout non ? Pire, je suis persuadée que la majorité de ma communauté me préférera en post ado qui joue les écrivaines plutôt qu’en gauchiste énervée. L’un n’empêchera pas l’autre par contre… Dans ma vie, pas mal de choses me sont tombées toutes cuites dans le bec, je suis ce genre de personnes à attendre que son travail parle pour elle, arborant un air indifférent en attendant d’être l’élue… Spoiler : ça marche pas trop.

Bref, je dois travailler mon community management, même si ça me gêne, même si je n’aime pas trop ça. Ca fait partie du jeu… j’imagine.

Rendez-vous sur Hellocoton !

One Reply to “Qu’il est dur d’être son propre community manager”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *