Le business du développement personnel

Le business du développement personnel

J’ai envie de devenir une meilleure personne. Meilleure personne selon ma définition à savoir plus sereine, moins colérique, plus saine en un sens. Alors évidemment, je cherche. L’épiphanie, la révélation, ce jour où je verrai la lumière et je comprendrai enfin le sens de ma vie. Et pour m’aider, ma librairie préférée a un rayon fabuleux pour moi : le développement personnel.

Les bouquins de développement personnel, un business juteux.
(c) Rawpixel

C’est assez beau, ces étagères remplies de promesses de bonheur et d’épanouissement, de déculpabilisation d’être imparfaits… Je passerai sur les dimensions parfois très ésotériques de certains livres, ce n’est pas le sujet du jour et je ne sais pas si ça le sera un jour. Bref, il m’arrive d’acheter l’un ou l’autre de ces livres selon mes besoins. Mais, alors que je les lis, je me pose toujours un peu la question. Quel est le but de l’auteur ? Ce ne serait pas de gagner plein de mailles, en fait ?

Le développement personnel, c’est rentable

Cette question m’a chatouillée quand j’ai lu le Miracle Morning d’Hal Elrod qui, entre différents bienfaits de sa méthode (dont je vous reparlerai car je la suis), parle enrichissement. Wut ? Non mais moi, je veux être mieux dans ma vie et dans ma peau et je ne crois pas que ça passe par l’argent. Je ne vais pas jouer les hypocrites, j’aime ne pas avoir à me préoccuper de l’argent car j’en ai suffisamment pour vivre et me payer des vacances. Mais j’ai pas envie de réfléchir à comment en gagner plus. Mais tu te dis “ah attends, le mec, il met par écrit une routine de vie et t’explique que grâce à ça, tu vas gagner plus de fric… comme lui l’a fait en écrivant ce livre ?”

Non parce qu’on ne va pas se mentir, y a pas forcément besoin de lire un livre pour se dire que se lever plus tôt, ça fait du temps en plus pour vivre. J’ai lu le bouquin mais je ne fais pas les SAVERS (on en parlera quand j’écrirai l’article dessus, j’ai la flemme, là) et je me lève qu’à 6h au lieu de 5. Par contre, j’ai rejoint le groupe “miracle morning” sur Facebook et le nombre de gens qui demandent quel livre de développement personnel lire (parce que c’est le “R” des SAVERS, “reading”, en fait) et là, je suis vraiment circonspecte…

Des livres sur tous les tracas possibles

Et je peux vous dire que des livres, il y en a. Des plus illustres (Marie Kondo, j’ai téléchargé son livre mais jamais lu, je suis une incurable bordélique, je crois) aux plus fumeux, vous pouvez trouver des livres pour tous vos tracas dans la vie. Moi, j’ai acquis des titres de type stop à la procrastination, foutez vous la paix, j’arrête le sucre, les accords toltèques, l’Ikigai… et j’en ai encore lu aucun, bravo le veau. Parce que j’ai un peu peur, en vérité. Pas du changement en soi mais de qui écrit quoi, en vérité. Est-ce que je ne vais pas tomber sur un préchi-précha abscons ? Est-ce que la personne qui a écrit ne fait pas partie de quelques obédiences obscures ou a tenu des propos plus que douteux (coucou Pierre Rabhi) ? Mais surtout… est-ce que je ne vais pas dépenser 8 € pour un bouquin plus creux que ma dent du fond* ou, pire, filer quelques centimes à une personne qui pourrait être néfaste avec ses idées ?

Parce que le business du développement personnel est juteux, attention. Et là, je vous parle de livres mais on a également des objets, produits, des conférences, des stages ou voyage…

Attention aux dérives… 

Bref, j’entame un voyage au pays du développement personnel. J’ai quelques expériences en tête mais je dois rester la plus lucide possible…Parce que payer 8 ou 10 € un bouquin qui ne sert à rien, c’est pas si grave. Mais attentions à certaines dérives…

* En vrai, j’ai pas de dent creuse mais j’aime bien l’expression.

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