Jeûne intermittent : ce fut un fail

Jeûne intermittent : ce fut un fail

Confinement oblige, j’écluse un peu tous les sujets dont j’avais promis de parler mais que je ne faisais pas parce que pas le temps, tout ci, tout ça. Là, du temps, j’en ai donc voici l’incroyable récit de “comment j’ai loupé ma tentative de jeûne intermittent”. Mais vous inquiétez pas, je le vis très bien. Y a des échecs pas bien lourds à porter.

Fasting ou jeûne intermittent
(c) Christopher Jolly

Hyperlaxie et intestins nuls

Mon corps a ses forces et ses faiblesses. Je suis hyperlaxe et j’ai un odorat fort développé mais j’ai une ouïe plutôt mauvaise et des intestins nuls. Oui, des intestins nuls. Je digère très lentement et mal. Ce qui me fatigue parfois. Bref, pour faciliter mon transit, je mange plein de fibres. Je pense que mon ADN s’est imprégné d’avoine tellement j’en mange. Et des pruneaux, aussi. Bref, faut ce qu’il faut. 

Sauter un repas pour gagner du temps

Mais, comme vous le savez, je traîne beaucoup sur Youtube. Je regarde une vidéo sur le fasting (ou jeûne intermittent) et en voilà, deux, trois, cinq, dix… Et là, je vois la lumière. Depuis que je suis adulte, j’ai des soucis de temps. Je veux faire beaucoup (trop) et j’ai pas le temps qui va avec. Et là, j’entrevois la solution à tous mes soucis de temps, de digestion et de sommeil, peut-être. Le soir, je suis plombée en rentrant par le fait de devoir éventuellement cuisiner (je vis en couple donc c’est pas toujours moi). Du coup, je me disais : ahah, en ne mangeant pas le soir, je pourrai : écrire et mieux dormir vu que je serai pas dans ma lente digestion.

L’herbe coupée sous les pieds

J’étais chaude patate mais j’ai croisé trois embûches majeures :

  • Youtube. J’en ai déjà parlé mais ça m’a coupé l’herbe sous les pieds de façon assez violente. J’avais tout prévu et là, plof : “non mais c’est le petit déjeuner qu’il faut sauter, c’est le mieux, c’est trop con de sauter le repas du soir parce que tu digères en dormant”. Puis les “non mais tu peux pas manger ça, c’est triché”. Moi, je voulais boire du bouillon mais y a des calories dedans, ohlala. Alors j’ai commandé des tisanes de légumes, un truc sans goût… Bref, le nombre de règles ultra strictes et co, ça a fini par me démotiver.
  • Mon mec. Bah oui. On n’a pas réussi à se caler. Il n’a pas pris la question de ses repas du soir en main, il avait du mal à manger devant moi. Et il n’envisageait pas de cesser de manger le soir. Ca tombait bien, je ne lui demandais pas.
  • L’hypocrisie des jeûneurs. Ca m’a vite stressée. Parce que le discours, c’est toujours “nan mais c’est pas un régime, c’est un mode de vie” avant d’enchaîner par “ahah, j’ai perdu 10 kg !”. Mais ? Comme pas mal de femmes assommées d’injonctions à la minceur, j’ai pas toujours eu un mode d’alimentation irréprochable et ça m’a légèrement angoissée. Surtout que je suis abonnée à des groupes sur Facebook et je découvre que certains poussent le vice à faire des jeûnes secs. Oui, des jeûnes où on ne mange et on ne boit pas… Et là, je vrille. 

Quand les règles sont trop strictes

Bref, les comptes sont pas bons (une vanne so 2019). Le problème quand tu veux te pencher sur ce genre de choses, c’est que tu tombes très vite sur la troupe des absolutistes qui te polluent tellement avec leurs injonctions et tu as l’impression que quoi que tu fasses, tu le feras mal. Et ça m’a bloquée, je sais pas. Je voulais tester un truc mais à peine ai-je mis un pied dedans que j’ai eu droit à 50 vidéos qui m’expliquaient que je faisais mal. 

Rester sur le chemin
(c) Mark Duffel

Alors, c’est un échec. Enfin, pas tout à fait. Car en me penchants sur mon alimentation, j’ai détecté LE repas qui m’embêtait le plus. Je vous expliquerai donc pourquoi je ne mange plus le midi

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