Ma vocation : l’écriture

Ma vocation : l’écriture

Un vendredi midi, je suis en sophrologie et nous voici en visualisation à nous imaginer dans une forêt où l’on rencontre un sage. Qui est Colin Firth pour moi, je me demande bien pourquoi… Bref, on doit lui poser une question. Moi : “quelle est ma voie”. Il va nous répondre. Sur le coup, je suis un peu sceptique : c’est moi qui joue la scène, je vais pas avoir ma réponse… “Ecrire”. Ah, si putain. Et en même temps, c’est tellement évident. Des années que je cherche ma vocation alors que je l’ai toujours connue. Ma vocation, c'est d'écrire. Tout le temps.

Jouer à écrire

J’ai 8 ans, peut-être 9. J’ai trouvé une vieille machine à écrire dans le débarras familial. Quel trésor ! Je tape des histoires navrantes sur ma vieille Olivetti qui coince des fois les doigts. Je suis une enfant, j’écris des phrases sujet-verbe-complément, les gentils sont trop gentils et les méchants vraiment trop méchants mais j’aime déjà ça. J’ai donc 8 ou 9 ans, je suis en centre aéré et la monitrice nous demande ce qu’on veut faire plus grand. Crânement, je réponds “écrivain”. Oui sans e, j’étais pas très féministe à l’époque. Parce que j’aimais écrire. Parce que j’ai passé mon adolescence à écrire. Puis j’ai un peu arrêté adulte parce que les études puis le travail. Sauf les blog. Une machine à écrire Olivetti

Je rêve de vivre de ma plume

Retour à la forêt du sage. “Le sage vous demande ce que vous feriez si vous étiez sûre de ne pas échouer”. J’écrirai. Tellement évident. Qu’est-ce que j’ai foutu ces dix dernières années, qu’est-ce que je suis allée faire dans cette voie qui ne me correspond pas ? Gagner des sous, youpi… Oui parce qu’on va pas se mentir, c’est à peu près ma seule carotte et vu que c’est pas la politique de la maison d’augmenter. Faudrait que je bouge encore et encore mais pffff. La flemme. Surtout que depuis ma révélation, je cogite, je réfléchis à un plan.

  • Etape 1 : lancer des blogs un peu plus rentables que celui-ci. Ce sera pas dur de faire plus rentable, ça le sera dès 5 cts gagnés)…
  • Etape 2 : continuer et finir Green ! pour l’envoyer à des éditeurs.123 pages à l’heure où j’écris cet article. Et puis aussi finir de retaper Technopolis et le balancer en auto édition pour avoir un peu d’argent de poche.

En clair : lancer une petite activité autour de l’écriture et voir ce que ça donne. Si ça marche un peu, passer à un ⅘, voire un ⅗… Voire en totale indépendante si ça marche TRES très bien, retourner vers le journalisme. Parce que ça paie peut-être moins mais j’aime un peu mieux. Mais sans précipitation ni obligation, le but n’est pas de finir dans la rédaction d’un journal people à pisser des news sur des gens que je ne connais même pas histoire de générer du trafic non plus. Peut-être forcer à mort dans ma boîte pour partir vers la data et les études pour devenir data journaliste… Un truc dont j’ai rêvé l’autre nuit, justement, amusant… Un tableau de data analyse

Je procrastine parce que je suis pas dans le bon rail

Bref, maintenant que je sais, je comprends ma lassitude au sujet du travail, ma procrastination crasse. Qui n’est rien d’autre qu’un manque de motivation et d’envie. Ma non envie de jouer le jeu de la politique même si je suis blessée dans mon orgueil de voir les petits jeunes aux dents longues me passer devant. Mais je le sais : le mérite n’est rien. Il faut savoir se placer avant tout. Je joue pas le jeu, je devrais en accepter les conséquences. Mais justement, inversons le paradigme : mon taf, là, redonnons lui le sens qu’il a vraiment. C’est de l’alimentaire. Stressant pour rien, fatigant. Mais au fond bien payé. Un boulot de caissier est tout aussi fatigant (je déteste le bruit) et stressant avec tous les clients qui viennent te prendre la tête… Moi au moins, les clients qui me prenaient la tête quand je faisais du CM, ils étaient derrière un écran, je risquais rien. Alors on va faire ça : du 9h45-18h45, apprécier l’argent gagné pour la liberté de créer qu’il m’offre et s’en foutre. En attendant de, peut-être, réussir dans ma vocation de coeur.

2 Replies to “Ma vocation : l’écriture”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.