Je ne voudrais pas déranger

Je ne voudrais pas déranger

Coucou les copains ! Ca va bien ? Moi, ça vaaaaaa comme un lundi pluvieux où je n’ai toujours pas démissionné. Mmm. On s’en fout. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de cet handicap péniiiiiible dans ma vie pour essayer de le détricoter un petit peu. Oui, je continue d’essayer de devenir quelqu’un de meilleur. De moins empotée, disons. Et aujourd’hui, nous allons nous parler du syndrome “je ne voudrais pas déranger”. Sous-titre : je ne mérite pas ton temps. Yey !

Je ne voudrais déranger

Ce roman que personne n’avait lu

Il y a quelques mois, j’ai donc eu l’audace de jeter mon roman en auto-édition. Roman que personne n’avait lu avant sa publication. Ni mon mec, ni mes amis, personne. Je suis plus à l’aise de faire lire Green ! à des inconnus plutôt qu’à des gens qui me connaissent et me veulent plutôt du bien. Mais plot twit ! Enzo l’a offert à La quatrième de couv, mon amie de 15 ans… Coup de vieux, un peu. Bref, elle a dévoré Green ! et m’a fait une critique qui m’a fait fondre mon petit coeur en sucre. Pour de vrai.

Si tu n’aimes pas, tu m’aimeras moins

Et si je vous parle de Quatrième de Couv, c’est pas tout à fait par hasard car elle m’a toujours demandé si elle pouvait me lire et je n’ai jamais tout à fait répondu. Non pas que je ne voulais pas qu’elle me lise… en fait, si. Parce que voilà, l’avis des personnes qui comptent dans ma vie est un peu trop importante pour moi. J’ai peur que mon mec me lise parce que j’ai peur qu’il m’aime moins s’il n’aime pas. Je refuse l’idée que mes parents me lisent. Quand j’écrivais, ado, ma soeur piquait ma prose en douce pour la lire car elle savait que je refuserais qu’elle le fasse. Quand j’y pense, ma soeur est vraiment ma première fan et elle ne sait même pas que Green ! existe. Je suis pas géniale comme soeur, ma foi. 

Je ne veux pas vous obliger

Et en même temps, je ne veux pas créer une obligation chez les gens. Je ne voudrais pas déranger, donc. Grâce à Dystopie, j’ai pu obtenir quelques livres gratuits. Les invisibles, dont j’ai parlé, quelques nouvelles, aussi. Et là, je suis en train de lire Optima 2121 de Thierry Shwab qui commence très bien. Une jeune autrice m’a aussi envoyé son manuscrit que je lirai après Optima 2121 mais ça me crée une petite pression. Jusqu’à présent, j’ai eu la chance d’avoir le temps de lire ce que j’avais à lire et de tomber sur de la bonne came. Maintenant, que se passerait-il si je n’aimais pas ce que je lisais ? Comment le dire à l’auteur ou l’autrice ? Clairement, je ne tirerai pas à boulets rouges sur eux. Je l’ai fait pour un roman qui m’est sorti par les yeux mais je l’avais payé et l’auteur n’est sans doute jamais tombé sur mon article, alors…Du coup, je n’ai pas envie que ma gêne devienne celle de mes camarades acceptant de jouer les bêta-lecteurs. 

La gênance
(c) Henrikke Due

Je vais tenter la bêta-lecture

Et puis si c’était nul ? Non parce que déjà que je dérange et que je prends du temps, si c’est pour qu’en plus la personne ne prenne pas du plaisir à lire ce que je lui envoie, comment dire… En fait, derrière le “je ne voudrais pas déranger”, c’est surtout ça qui suinte. La peur de décevoir, de ne pas plaire. De ne pas être légitime à prendre ce temps aux personnes, même si celles-ci m’ont expressément proposé de le faire. Alors du coup, pour 2021, je formule une bonne résolution un peu au débotté : me faire un peu plus confiance. Et ça va commencer très vite avec Augura que je vais relire et corriger, va me falloir des bêta-lecteurs. Comme La quatrième de couv et quelques autres, ceux qui le souhaiteront. Car s’ils sont volontaires, c’est que je ne les dérange pas. 

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