Fixe ton objectif

Fixe ton objectif

Dans la vie, j’ai des rêves. Trop sans doute mais tel n’est pas le sujet. Rêver de changements, d’être mieux, c’est mon quotidien. De temps en temps, je décide d’intégrer quelques changements histoire de… histoire de quoi ? Parce que je me rends compte que souvent, dans mes test de vie plus jolie, j’oublie l’essentiel : l’objectif.

Choisir son objectif pour réussir ta vie
(c) Adam Birkett

Pourquoi tu veux faire ça ?

Parmi mes petits vices, j’en ai un dont on va reparler très vite : les vidéos Youtube. En fait, je me cherche un petit programme sportif du matin et je traînasse un peu sur la chaîne move your fit. A un moment, il est question de perdre du poids ou de mincir et Jessica explique “déjà, demandez-vous pourquoi vous voulez mincir. Si c’est juste une considération esthétique, vous allez échouer !”. Restons sur les régimes même si j’ai déjà dit que je n’en ferais plus. Mais c’est un excellent exemple de pourquoi je foire trop de trucs. Je n’ai jamais eu d’objectif clair. J’étais là “ah, je vais manger que des pommes pendant 15 jours pour perdre 5 kilos et hop!”. Alors déjà, on est un peu dans la mouise vu que je n’ai pas de balance donc le 5 kilos, ça va être du doigt mouillé. Et ayant une légère tendance à la dysmorphophobie comme toutes les meufs ou à peu près, va voir que tu as perdu 5 kilos… Et surtout, ça sert à quoi de changer temporairement un truc pour un résultat qui sera forcément temporaire.

Soyons précis ! 

Non, non, il faut être plus précis. Et là, ça pédale dans la choucroute. Qu’est-ce que je veux ? Le bonheur. Oh mazette, t’as pas plus tarte à la crème comme objectif ? Tout le monde veut être heureux. Et en fait, je le suis sur de nombreux points déjà vu que j’ai l’amour et la santé. En vrai, c’est pas tant de bonheur dont j’ai besoin mais plus de gommer deux ou trois points noirs. En gros mon boulot relou… Même si je vois comme de la lumière au bout de mon tunnel de bore-out mais rien n’est signé… et la vie parisienne de merde. Non mais je perds deux heures par jour dans les transports, huit heures par semaine (vive le télétravail)… en 3 semaine, je perds tout un jour. Non parce que, oui, sur une partie, je suis avec Victor, une autre partie, je lis mais les changements, c’est une perte sèche de temps. Je peux même pas rêvasser ! Je suis trop occupée à éviter de rentrer dans tou.te.s les empoté.e.s qu traînent dans le coin, zombies drogués au smartphone incapables de marcher droit. Bref, je mise pas mal sur mon futur exode vers le sud avec un rythme de vie qui ressemble un peu à quelque chose. Genre tu rentres chez toi avant 20h et je trouve ça un peu fou.

L’exode pour revivre

Descendre à Toulouse, en voilà un d’objectif ! C’est vrai qu’à la réflexion, ma frustration vient surtout du fait que je veux changer mais je ne définis pas quoi. Atteindre le bonheur, oui, mais comment ? Changer de vie, ok, mais on commence par quoi ? Et surtout, un objectif pourquoi ? Descendre à Toulouse est un objectif mais il ne va pas tout résoudre non plus. J’aurai toujours mon travail mouif. Mais va le régler un poids majeur dans ma vie. Le fait d’avoir un coeur à Paris, un coeur à Toulouse et 800 km entre les deux. Tout sera plus simple. Même s’il y aura d’autres contraintes comme posséder une voiture (brrrr).

Exode vers le sud
(c) Jon Tyson

L’équation magique

C’est vrai que je suis une rêveuse mais maintenant, on va essayer de s’organiser au mieux pour mettre les choses dans le bon ordre. En gros en réussissant l’équation magique : 12 000 mots par semaine, 12 000 pas par jour, 7h de sommeil par nuit. Après, quand j’aurai bien ça, on rajoutera un article écrit par jour, 10 pages de réécriture de Maya par jour pour envoi, 15 mn de sport au réveil. Si j’arrive à gérer tout ça… j’aurai rempli un sacré objectif de vie.

2 Replies to “Fixe ton objectif”

  1. « ma frustration vient surtout du fait que je veux changer mais je ne définis pas quoi. »
    Story of my life. J’ai du mal à dissocier l’objectif de l’envie, et à le fragmenter en objectifs-étapes réalisables. Par exemple, je devrais me dire 5 illustrations par semaine et 2h de réécriture plutôt que « finir mon bouquin sur la danse », mais rien à faire, ça finit toujours par coaguler en « finir le bouquin » et finir le bouquin est tellement immense, les étapes si petites, que je ne fais plus rien…).

    1. On devrait monter des groupes de soutien de type AA mais en plus enjoué ! Je trouve que c’est toujours un peu « rassurant » de voir que nous ne sommes pas les seul.e.s à errer sans trop savoir que faire et de se soutenir pour trouver des pistes.

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